Deutsche Bank se concentre sur le rapport américain de jeudi sur les revenus et dépenses des ménages au titre d’avril, qui comprend l’indicateur d’inflation privilégié par la Réserve fédérale, le PCE « core ». La banque s’attend à une hausse du PCE core de 0,3% sur un mois, comme en mars, tandis que le taux sur un an est vu en légère accélération. Elle souligne également que les récents propos restrictifs du gouverneur de la Fed Christopher Waller pèsent sur le débat de politique monétaire à court terme.
Sur les données d’activité incluses dans la même publication, Deutsche Bank anticipe un essoufflement après la vigueur de mars, avec une progression de la consommation des ménages ramenée à environ 0,3% sur un mois et un revenu personnel en hausse d’environ 0,4%. Par ailleurs, elle estime que la Fed a délivré 175 pdb de baisses de taux sur ce cycle alors même que l’inflation est restée au-dessus de l’objectif, ce qui laisse le taux des fed funds en dessous des niveaux suggérés par les règles de politique monétaire usuelles. L’article a été produit à l’aide d’un outil d’IA et relu par un éditeur.
PCE core, inflation et perspectives de politique monétaire de la Fed
Nous considérons que le rapport de jeudi sur les revenus et dépenses des ménages est l’événement le plus important de la semaine. Nous anticipons une inflation PCE core autour de +0,3% sur un mois, signe que l’inflation demeure persistante. Cela maintiendra la Réserve fédérale dans une position délicate.
Cette lecture est confortée par les données récentes : le dernier rapport sur l’IPC d’avril 2026 ressort à 3,5% sur un an, au-dessus des attentes. Combiné à un marché du travail solide, avec des inscriptions hebdomadaires au chômage qui restent sous 225.000, la Fed n’a pas de raison urgente d’abaisser ses taux. Les récents commentaires restrictifs du gouverneur Waller ne font que confirmer cette posture prudente.
Réactions de marché et stratégies de trading
Au vu de ces perspectives, nous anticipons une hausse de la volatilité sur les dérivés de taux d’intérêt, en particulier autour de la publication de jeudi. Les traders devraient envisager des stratégies susceptibles de bénéficier d’un environnement de taux « plus élevés plus longtemps ». Cela peut passer par l’achat de puts sur des actifs sensibles aux taux ou par l’utilisation d’options pour se positionner sur des rendements qui resteraient élevés.
Nous avons observé une dynamique similaire début 2024, lorsqu’une série de publications d’inflation tenaces a conduit les marchés à repousser les anticipations de baisses de taux, provoquant un bond des rendements obligataires. L’histoire suggère que si les prochaines données PCE sont solides, le rendement du Treasury à 2 ans pourrait revenir tester ses plus hauts. Cela concorde avec l’idée que la Fed estime avoir déjà fourni suffisamment de baisses de taux « d’assurance » et que la barre est désormais très élevée pour un nouvel assouplissement.