La Banque de réserve sud-africaine en tête des hausses de taux
Nous constatons que le contexte mondial des taux d’intérêt est redéfini par la politique de la Fed. Cela pousse les banques centrales des marchés émergents à agir, et nous pensons que la SARB mène le mouvement. La SARB devrait poursuivre son nouveau cycle de hausses dans les prochaines semaines, afin de porter le taux repo (taux directeur auquel les banques se refinancent) de 6,5% vers 7,0%. Ce virage plus restrictif répond à la remontée de l’inflation, les dernières données la donnant à 4,2% en avril. Pour soutenir la monnaie et stabiliser les anticipations d’inflation, la SARB doit relever ses taux de manière nette. Cela devrait offrir un cadre plus stable au rand (ZAR) face au dollar. Les investisseurs utilisant des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme une devise ou un taux) peuvent se positionner en vue d’un rand plus ferme, car l’écart de taux d’intérêt (différence de rémunération entre deux pays) rendra la devise plus attractive. Les données du premier trimestre confirment cette dynamique, avec des entrées nettes de portefeuille (achats d’actions et d’obligations par des non-résidents) de plus de 15 milliards de rands. Des prix stables pour des exportations minières clés comme le platine apportent aussi un soutien de base à la monnaie.Effets sur le marché obligataire et risques mondiaux
Sur le marché obligataire, ces hausses de taux visent à stabiliser les SAGB (obligations d’État sud-africaines). En agissant vite, la SARB reconstitue une marge de taux réels, ce qui rend ces obligations plus attrayantes pour les investisseurs internationaux en quête de rendement. Nous anticipons un aplatissement de la courbe des taux (écart plus faible entre les taux courts et les taux longs) et examinons les swaps de taux (contrats d’échange de taux fixe contre taux variable) pour en tirer parti.
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