Prix du pétrole et appétit pour le risque
Al Hadath a indiqué sur X que des échanges sont en cours en vue d’une réouverture du détroit d’Ormuz. Le WTI (pétrole américain de référence) évoluait juste au-dessus de 90 dollars et le Brent (référence mondiale) est repassé sous 100 dollars, ce qui a soutenu le NZD, la Nouvelle-Zélande important du pétrole. En Nouvelle-Zélande, des chiffres publiés en début de semaine ont montré une baisse du taux de chômage au 1er trimestre (Q1, c’est-à-dire le premier trimestre). Aux États-Unis, l’ADP (estimation privée des créations d’emplois) a signalé des créations d’emplois plus fortes qu’attendu en avril, avant les NFP (Nonfarm Payrolls, rapport officiel sur l’emploi hors agriculture) de vendredi. Des inscriptions hebdomadaires au chômage (demandes initiales d’allocations) et des interventions de responsables de la Fed (Réserve fédérale, banque centrale américaine) étaient également attendues. Le NZD évolue en fonction de la conjoncture néo-zélandaise et de la politique de la RBNZ (Reserve Bank of New Zealand, banque centrale néo-zélandaise), mais aussi de la demande chinoise et des prix des produits laitiers. La RBNZ vise une inflation entre 1 % et 3 % (autour de 2 %). L’écart de taux d’intérêt entre la Nouvelle-Zélande et les États-Unis influence aussi le taux NZD/USD. Le NZD a tendance à monter quand les investisseurs acceptent davantage de risque et à baisser en période d’incertitude.Écarts de taux et portage
Le dollar néo-zélandais (« kiwi ») résiste mieux, ce qui marque un changement par rapport à 2025, quand la perspective d’un accord États-Unis–Iran dominait le marché. Aujourd’hui, avec un WTI stable autour de 82 dollars le baril, sous les niveaux de plus de 90 dollars observés alors, la recherche de valeurs refuges (actifs jugés plus sûrs en période de stress, comme le USD) s’est atténuée. Cela soutient les devises liées aux matières premières, comme le NZD. L’écart de taux (différence entre les taux directeurs des deux pays) reste légèrement favorable au NZD. La RBNZ maintient son taux directeur (cash rate, taux de référence de la banque centrale) à 5,50 % pour freiner une inflation persistante, annoncée à 3,8 % lors de la dernière mesure. En face, la Fed adopte un ton plus accommodant (dovish, priorité à la croissance plutôt qu’à la lutte contre l’inflation), ce qui rend le NZD intéressant pour les stratégies de portage (carry trade : emprunter dans une devise à faible taux et investir dans une devise à taux plus élevé). Sur les produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici la devise), les opérateurs peuvent privilégier des options (contrats donnant le droit d’acheter ou vendre à un prix fixé) intégrant l’idée d’une RBNZ plus stricte plus longtemps que la Fed. Il faut toutefois surveiller la situation intérieure en Nouvelle-Zélande, car l’économie montre des signes de ralentissement après une longue période de politique monétaire restrictive. Les dernières données de Stats NZ (statistique publique) indiquent une remontée du chômage à 4,3 % au premier trimestre 2026, ce qui pourrait limiter une nouvelle hausse du NZD si la croissance faiblit. À l’extérieur, la santé de l’économie chinoise reste déterminante. Les derniers PMI (indices des directeurs d’achat, enquêtes sur l’activité ; au-dessus de 50 = expansion) à peine au-dessus de 50 signalent une reprise fragile, pas une forte accélération. Point plus favorable pour le NZD : la dernière enchère Global Dairy Trade (plateforme de référence pour les prix des produits laitiers) a montré une hausse des prix de 1,5 %, apportant un soutien fondamental. Les investisseurs peuvent utiliser des options pour se couvrir (hedge : réduire le risque) contre une mauvaise surprise en provenance de Chine. Le climat de marché semble plus équilibré qu’au plus fort des tensions au Moyen-Orient en 2025, avec un VIX (indice de volatilité implicite du S&P 500, souvent appelé « baromètre de la peur ») autour de 18. Cela suggère que le NZD est soutenu par les taux, mais que son potentiel de hausse est limité par les inquiétudes sur la conjoncture néo-zélandaise et chinoise. Dans ce contexte, des stratégies comme un call spread sur NZD/USD (achat d’une option d’achat et vente d’une autre à un prix plus élevé, pour viser un gain modéré en plafonnant le risque) peuvent être envisagées pour capter une progression limitée tout en encadrant le risque si la paire ne dépasse pas ses niveaux récents.
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