Une réaction du marché toujours limitée
Les contrats à terme sur le DJIA ont reculé à la réouverture de dimanche vers 49.100, puis se sont redressés pendant la séance américaine pour terminer près de 49.400, juste sous le niveau de vendredi. Sur la séance, le S&P 500 (indice large des actions américaines) a cédé 0,4% et le Nasdaq Composite (indice à forte pondération technologique) 0,5%. Trump a affirmé que la saisie était liée à des sanctions antérieures du Trésor américain (mesures visant à limiter l’accès à la finance et au commerce) et a évoqué des frappes contre des centrales électriques et des ponts iraniens si l’Iran n’accepte pas les conditions américaines avant la fin du cessez-le-feu. Les médias d’État iraniens ont indiqué que les États-Unis n’avaient pas respecté leurs engagements après que l’Iran a brièvement affirmé que le détroit avait été rouvert. La semaine dernière, le S&P 500 a gagné 4,5% et le Nasdaq environ 7%, avec une 13e séance de hausse consécutive vendredi, une série ininterrompue comparable à celle observée en 1992. L’iShares Expanded Tech-Software Sector ETF (IGV) a progressé de 0,6% lundi (un ETF est un fonds coté en Bourse qui réplique un secteur ou un indice).Se positionner face à un possible retour de la volatilité
En avril 2026, le calme du marché est marquant, avec le VIX (indice de volatilité du CBOE, souvent vu comme le « baromètre de la peur », car il reflète les attentes de variations du S&P 500) autour de 14, un niveau bas. Cela signifie que les opérateurs anticipent peu de risque à court terme, malgré des tensions géopolitiques. Avec un S&P 500 en hausse de plus de 8% depuis le début de l’année, ce faible prix de l’assurance de portefeuille (protection contre une baisse) paraît fragile. Le pétrole reste l’actif qui réagit le plus, le WTI se maintenant au-dessus de 85 dollars le baril. Des données récentes de l’EIA (Energy Information Administration, l’agence américaine des statistiques énergétiques) ont montré une baisse inattendue des stocks de pétrole (un « draw », c’est-à-dire un recul des réserves), ce qui resserre l’offre. Les options d’achat (« call », un contrat qui donne le droit d’acheter à un prix fixé) sur des ETF liés au pétrole traduisent une inquiétude accrue sur d’éventuelles perturbations d’approvisionnement. Dans ce contexte, certains intervenants sur les produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent) peuvent s’interroger sur le coût faible des protections contre une baisse sur les grands indices. Acheter des options de vente (« put », droit de vendre à un prix fixé, utile pour se couvrir contre une baisse) sur le S&P 500, ou des options d’achat sur le VIX, peut offrir une couverture à coût limité contre un choc soudain. La logique « buy the dip » (acheter lors des replis) continue de contenir la volatilité. Les investisseurs ont souvent été récompensés pour avoir ignoré les mauvaises nouvelles, ce qui peut accroître le risque d’un retournement brusque si une crise finit par se refléter dans les prix. Une approche plus ciblée consiste à jouer l’écart entre secteurs. Via des options, des investisseurs peuvent se positionner à la hausse sur l’énergie (qui profite souvent d’un risque sur l’offre) tout en se positionnant à la baisse sur la technologie, plus sensible à une hausse du stress de marché. Il s’agit d’une stratégie de valeur relative (chercher à profiter d’un écart de performance entre deux segments) visant une rotation des actions de croissance vers des actifs plus liés à l’économie réelle si les tensions s’aggravent.
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