Paul Donovan, chef économiste d’UBS, affirme que les banques centrales surveillent l’impact de la région du Golfe, privilégiant les effets de second tour plutôt que des changements rapides de politique monétaire

by VT Markets
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Apr 18, 2026
Les banques centrales surveillent d’éventuels **effets de second tour** liés aux récents développements dans le Golfe, plutôt que de modifier immédiatement leur politique. Les marchés se concentrent sur la manière dont les décideurs évaluent les conséquences économiques plus larges des événements dans le Golfe. Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Andrew Bailey, a atténué le ton plus **restrictif** (c’est‑à‑dire favorable à des taux plus élevés pour freiner l’inflation) qu’il avait adopté lors de la dernière réunion. L’économiste en chef de la Banque, Huw Pill, devrait répéter que l’attention porte surtout sur les effets de second tour.

Les banques centrales surveillent les effets de second tour

À la Banque centrale européenne, l’économiste en chef Philip Lane a indiqué que les effets clairs de la guerre ne sont pas encore visibles. Par conséquent, tout changement de communication monétaire (les messages envoyés par la banque centrale sur l’orientation future des taux) devrait être repoussé. Selon le rapport, il est trop tôt pour que des effets de second tour apparaissent, et donc trop tôt pour que les banques centrales signalent un changement d’orientation. Il ajoute que les commentaires des banques centrales, avec les nouvelles du Golfe, alimentent les débats actuels de marché. Les banques centrales en Europe indiquent qu’elles vont **faire abstraction** du choc immédiat sur les prix de l’énergie lié aux récents développements dans le Golfe. Elles attendent plutôt de voir si la hausse des coûts de l’énergie se transmet à l’inflation de façon plus large, ce que l’on appelle des **effets de second tour** (quand une hausse initiale, par exemple le pétrole, pousse ensuite salaires et prix de nombreux biens et services à augmenter). Cela suggère une phase de statu quo, ce qui réduit la probabilité d’une hausse surprise des taux à court terme.

Implications de marché pour les taux et le FX

Pour les intervenants sur le marché britannique, c’est un changement notable. Après le récent bond du Brent au‑delà de 100 dollars le baril, le marché avait renforcé la probabilité d’une hausse des taux de la Banque d’Angleterre d’ici juin ; toutefois, ces chances sont retombées sous 30% après les commentaires récents. La banque centrale semble davantage préoccupée par une croissance fragile du PIB du Royaume‑Uni, limitée à 0,2% au dernier trimestre (le **PIB** étant la mesure standard de la production totale de l’économie). Ce message officiel en faveur de la stabilité suggère que la **volatilité implicite** (volatilité anticipée par le marché et intégrée dans le prix des options) sur les **dérivés de taux** à court terme, comme les **contrats à terme SONIA** (produits financiers liés au taux overnight britannique SONIA, utilisé comme référence), pourrait être trop élevée. La volatilité obligataire a reflué, l’indice **MOVE** (indice qui mesure la volatilité attendue sur les obligations du Trésor américain) retombant à 98 après un récent pic à 115. Des stratégies consistant à vendre des options, qui profitent de prix évoluant dans une fourchette, pourraient donc être intéressantes sur le mois à venir. La BCE suit une approche comparable, comme en 2025 lorsqu’elle avait réagi lentement aux problèmes de chaînes d’approvisionnement. Avec une inflation sous‑jacente (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation) de la zone euro à 2,7% en mars 2026, les décideurs ont la possibilité d’attendre davantage de données avant d’acter un changement. Cela renforce l’idée qu’ils peuvent tolérer un pic temporaire de l’inflation globale (le chiffre « total » incluant l’énergie) sans durcir immédiatement la politique monétaire. Cette différence de ton, surtout si la Réserve fédérale américaine reste restrictive, pourrait peser sur les devises européennes. Le récent repli de l’EUR/USD de 1,09 à sous 1,07 pourrait se prolonger si les **écarts de taux** (différences de niveau de taux entre zones, qui influencent les flux de capitaux) se creusent. Des stratégies sur dérivés misant sur un potentiel de hausse limité de l’euro et de la livre sterling paraissent prudentes au deuxième trimestre.

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