Les économistes de DBS, Rao et Teng, analysent les réponses contrastées de l’ASEAN-6 et de l’Inde au resserrement des taux face aux pressions inflationnistes alimentées par l’énergie

by VT Markets
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Apr 15, 2026
L’ASEAN-6 et l’Inde se préparent à une hausse des prix de l’énergie et à un regain de pression sur l’inflation lié aux tensions au Moyen-Orient. Les banques centrales font face à un arbitrage entre contenir l’inflation alimentée par l’énergie et soutenir la croissance intérieure. La réponse attendue dépend de l’ampleur de la transmission des hausses du pétrole et du gaz aux prix locaux (c’est-à-dire dans quelle mesure la hausse des coûts se répercute sur les prix payés par les ménages et les entreprises). Elle dépend aussi des décisions des gouvernements sur les subventions (aides publiques qui réduisent le prix payé) ou sur une hausse des prix des carburants, ce qui peut faire monter l’inflation directement et indirectement. Singapour est présenté comme ayant déjà durci sa politique via la bande du SGD NEER (un taux de change effectif du dollar de Singapour, calculé contre un panier de devises, que l’autorité monétaire maintient à l’intérieur d’une fourchette). La politique budgétaire (dépenses et impôts de l’État) devrait intervenir en premier sur plusieurs marchés avant un nouveau durcissement monétaire. Si les prix de l’énergie restent élevés, les Philippines et le Vietnam devraient mener les hausses de taux directeurs (les taux fixés par la banque centrale). L’Indonésie et la Malaisie sont dans un groupe intermédiaire, tandis que la Thaïlande et l’Inde devraient resserrer plus lentement. Avec les contrats à terme sur le Brent (prix fixé aujourd’hui pour une livraison future) stables autour de 95 dollars le baril ce mois-ci, les banques centrales régionales retrouvent le dilemme de l’inflation tirée par l’énergie. Elles doivent choisir entre maîtriser la hausse des prix et soutenir l’activité. Les réponses nationales devraient créer des opportunités sur les devises et les taux d’intérêt. Pour les mesures les plus fermes, l’attention se porte sur les Philippines et le Vietnam. Après une inflation philippine de mars 2026 ressortie élevée à 4,8 %, et avec une croissance du PIB vietnamien au 1er trimestre à 6,5 % (le PIB étant la valeur totale de la production), la pression monte sur leurs banques centrales pour agir. Les opérateurs peuvent se positionner en vue de hausses de taux, susceptibles de soutenir le peso philippin et le dong vietnamien via des contrats à terme de change (accords pour échanger des devises à une date future à un cours fixé) ou des options (droit, et non obligation, d’acheter ou vendre à un prix fixé). L’Indonésie et la Malaisie adoptent une approche plus équilibrée, entre maîtrise de l’inflation et protection de l’activité. Leurs devises, la roupie et le ringgit, pourraient rester volatiles (avec des mouvements de cours marqués) au gré des anticipations sur les prochaines décisions, comme lors du cycle de hausses de la Fed en 2022 (la Fed étant la banque centrale américaine). Cette incertitude se traite souvent via des stratégies d’options visant à profiter des variations de prix plutôt que d’un scénario unique.

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