Réaction des marchés et appétit pour le risque
Le S&P 500 a progressé de +1,02% et a clôturé au-dessus de son niveau d’avant-frappe du 27 février. Les prix des contrats à terme sur le pétrole (prix fixés aujourd’hui pour une livraison future) sont restés en dessous du prix au comptant. Le contrat Brent à 6 mois s’échangeait à 83,55 dollars. Le contrat Brent à 12 mois s’échangeait à 78,57 dollars. L’écart de prix entre le comptant et les échéances plus lointaines traduit l’anticipation d’une baisse des prix du pétrole avec le temps. Avec un Brent récemment repassé au-dessus de 92 dollars le baril, porté par de nouvelles tensions dans le détroit d’Ormuz, le marché montre des signes de nervosité. Mais le marché des contrats à terme raconte une autre histoire, avec l’échéance à 6 mois proche de 85 dollars et celle à 12 mois plus près de 80 dollars. Cette pente nettement descendante, appelée « backwardation » (prix au comptant plus élevé que les prix futurs), indique que les opérateurs jugent la hausse actuelle temporaire.Conséquences pour le trading de produits dérivés
La configuration est proche de celle observée début 2025, lorsque les espoirs d’un accord États-Unis–Iran avaient propulsé le Brent au comptant bien au-dessus des contrats à terme. À l’époque, le marché avait anticipé un reflux des craintes géopolitiques, ce qui avait ensuite permis une normalisation des prix au fil des mois. Ce précédent renforce la confiance accordée à la courbe des contrats à terme comme indicateur. Pour les investisseurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif comme le pétrole), cela peut suggérer de vendre des options d’achat (call : droit d’acheter à un prix fixé) sur l’échéance la plus proche, afin d’encaisser une prime (montant payé pour l’option) liée à une volatilité élevée (fortes variations de prix). Cette stratégie est gagnante si le risque géopolitique retombe et si les prix se stabilisent ou reculent vers les niveaux suggérés par la courbe des contrats à terme. Les dernières prévisions à court terme de l’EIA (agence américaine de l’énergie), qui anticipent un léger tassement de la demande mondiale au troisième trimestre, vont aussi dans le sens d’une hausse des prix qui ne durerait pas. Une autre piste consiste à regarder les « spreads de calendrier » (écarts entre deux échéances) : vendre un contrat à terme proche tout en achetant un contrat plus lointain. Cette opération profite d’un aplatissement attendu de la courbe, si le prix à court terme baisse plus vite que le prix à plus long terme. C’est une façon de miser sur une normalisation sans parier sur une baisse durable du pétrole sur le long terme.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets