Dollar sous pression à cause de l’incertitude de politique économique
Le dollar a aussi touché son plus bas niveau depuis début mars, sur fond d’incertitudes autour de l’inflation américaine et des décisions de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis). Les chiffres publiés vendredi montrent une hausse des prix au rythme le plus élevé depuis près de quatre ans. Cela a ravivé le scénario de possibles hausses de taux cette année, même si certains investisseurs continuent d’espérer des baisses de taux. Le yen a été un peu soutenu par la crainte d’un choc énergétique lié aux tensions autour du détroit d’Ormuz, un passage clé pour le pétrole. Le président américain Donald Trump a affirmé qu’un blocus de la marine américaine avait officiellement commencé et que les navires de guerre iraniens qui s’approcheraient seraient détruits. De son côté, l’Iran a menacé des ports dans le Golfe persique et le golfe d’Oman. Le Japon dépend fortement du pétrole importé du Moyen-Orient, ce qui fait craindre un coût plus élevé pour l’économie à court terme. Cela peut limiter l’appréciation du yen et freiner toute baisse plus marquée de l’USD/JPY. Les rumeurs d’une action des autorités japonaises (intervention sur le marché des changes, c’est-à-dire des achats/ventes de devises pour influencer le cours) peuvent aussi limiter un affaiblissement supplémentaire du yen.Choc énergétique et effets sur les marchés
Le blocus naval américain dans le détroit d’Ormuz l’an dernier a provoqué un violent choc énergétique, avec un bond temporaire du Brent (pétrole de référence mondial) au-dessus de 145 dollars le baril. Même si la diplomatie a réduit l’urgence de la crise, les prix du pétrole restent élevés, avec le WTI (référence américaine) autour de 95 dollars, ce qui pénalise des importateurs d’énergie comme le Japon. Ce niveau durablement élevé des coûts énergétiques continue de peser sur le yen. Après la poussée d’inflation de 2025, qui a vu l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de la hausse moyenne des prix payés par les ménages) dépasser 7%, la Fed a adopté une ligne plus restrictive que prévu. La Fed a depuis relevé son taux directeur (federal funds rate, principal taux d’intérêt à court terme aux États-Unis) à 6,00% pour freiner ces hausses de prix, dernièrement estimées à 4,1% en mars 2026. Des taux élevés soutiennent le dollar. Par conséquent, l’USD/JPY évolue désormais autour de 162,50, bien au-dessus des niveaux évoqués l’an dernier. Même si la Banque du Japon a mis fin à ses taux négatifs, son taux actuel de 0,10% laisse un écart de taux très important. Cet écart rend attractif le fait de détenir du dollar plutôt que du yen (carry trade : stratégie consistant à emprunter dans une devise à faible taux pour investir dans une devise à taux plus élevé), ce qui reste le principal moteur de la hausse. Sur les prochaines semaines, les opérateurs peuvent envisager des stratégies qui tirent parti de cet écart de taux, tout en restant attentifs à une intervention verbale ou directe des autorités japonaises. Vendre des options JPY call/USD put « hors de la monnaie » (option dont le prix d’exercice est défavorable par rapport au cours actuel, donc moins susceptible d’être exercée) peut permettre d’encaisser une prime (le revenu reçu à la vente de l’option) en pariant sur l’absence de retournement brutal sous des niveaux de support clés. Autre approche : des spreads haussiers via des options d’achat (bull call spread : achat d’un call et vente d’un autre call à un prix d’exercice plus élevé, pour limiter le risque et le gain potentiel) sur l’USD/JPY peuvent offrir un moyen à risque encadré de viser une progression vers 165,00. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.
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