Prix du pétrole et anticipations d’inflation
Les craintes sur l’offre d’énergie ont soutenu les prix du pétrole, le West Texas Intermediate (WTI, un pétrole de référence aux États-Unis) évoluant autour de 97 $ le baril. La hausse du pétrole nourrit les inquiétudes d’inflation (hausse générale des prix), car l’énergie pèse sur les coûts de transport et de production. Avec des risques d’inflation en hausse, le marché anticipe une Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) plus ferme: des taux directeurs maintenus élevés plus longtemps, voire relevés. Des taux plus élevés pèsent sur les actifs sans rendement comme l’argent (qui ne verse ni intérêt ni coupon), car le coût de détention augmente: il devient plus avantageux de placer son argent sur des actifs rémunérés. Le calendrier économique américain est léger en début de semaine, avec l’attention portée sur l’indice des prix à la production (PPI, mesure de l’évolution des prix payés par les producteurs, qui peut annoncer les pressions inflationnistes futures) publié mardi. Le PPI peut éclairer la trajectoire de l’inflation et, par ricochet, celle de la politique de la Fed.Politique de la Fed et positionnement sur l’argent
La flambée du pétrole, autour de 97 $ le baril, alimente les craintes d’inflation et renforce la probabilité que la Fed maintienne ses taux élevés plus longtemps. Après l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation payée par les ménages) du mois dernier, montrant une inflation toujours persistante à 3,5 % sur un an, le marché n’intègre plus que peu de baisses de taux cette année. Cela augmente le « coût d’opportunité » (le gain auquel on renonce) de la détention d’actifs sans rendement comme l’argent, ce qui le rend moins attractif. Un schéma comparable a été observé en 2022-2023, lorsque des chocs sur les prix de l’énergie ont conduit les banques centrales à relever leurs taux rapidement. À l’époque, le rôle de valeur refuge (actif recherché en période de stress) de l’argent a été éclipsé par l’attrait de rendements plus élevés, ce qui a freiné ses performances. L’historique suggère que, lorsque la Fed adopte un ton « faucon » (hawkish: politique monétaire plus stricte, avec des taux plus élevés pour combattre l’inflation), ce facteur peut dominer l’impact des risques géopolitiques sur l’argent. Les opérateurs suivront de près la publication du PPI mardi. Un PPI élevé confirmerait des pressions inflationnistes persistantes, susceptible de renforcer davantage le dollar et d’accentuer la pression baissière sur l’argent. La demande industrielle constitue toutefois un soutien de fond. Le déploiement mondial du solaire, avec des installations en hausse de plus de 30 % en 2025, absorbe une part importante de l’offre du métal, ce qui peut limiter la baisse si les tensions diplomatiques se calment. Le ratio or/argent (prix de l’or divisé par celui de l’argent, indicateur de performance relative) s’est élargi au-delà de 90, contre une moyenne de 84 l’an dernier, signalant une sous-performance marquée de l’argent par rapport à l’or. Cela indique que l’or profite davantage de la recherche de valeur refuge, tandis que l’argent subit plus fortement les facteurs industriels et monétaires. Cette divergence peut être utilisée via une stratégie de « trading en paire » (pairs trading: prendre deux positions opposées sur des actifs liés), par exemple acheteur sur les contrats à terme (futures: contrats standardisés pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) sur l’or et vendeur sur les contrats à terme sur l’argent.
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