Le lien pétrole–dollar se renforce
HSBC estime qu’un pétrole plus bas pourrait aider les pays importateurs nets d’énergie (ils importent plus d’énergie qu’ils n’en exportent) et soutenir l’appétit pour le risque, les devises « pro-croissance » surperformant les devises « refuges ». Elle estime que le yen japonais pourrait être à la traîne et signale un risque d’intervention (action des autorités pour influencer le taux de change) lorsque l’USD/JPY se situe dans la zone 158–162. Elle indique qu’une stabilisation du pétrole à 100 $ pourrait réduire la pression à court terme sur les importateurs nets, tandis que le risque de récession est jugé limité et que les inquiétudes budgétaires (déficits et dette publique) pourraient augmenter. Dans ce scénario, elle anticipe un marché des changes évoluant en range (dans une fourchette) avec un léger biais en faveur du dollar. HSBC indique qu’une perturbation prolongée des flux de pétrole et de gaz via Ormuz pourrait dégrader le sentiment, accroître la demande d’actifs refuges et pénaliser les importateurs nets via des effets sur les termes de l’échange (dégradation du pouvoir d’achat externe quand les importations d’énergie coûtent plus cher). Si le lien dollar–pétrole s’affaiblit, elle estime que les facteurs fondamentaux d’avant-crise sur le marché des changes (différentiels de croissance, d’inflation, de taux) pourraient redevenir plus importants, et rappelle que la Fed n’est pas dans un cycle de hausse des taux et n’adopte pas une posture franchement restrictive (politique monétaire visant à freiner l’économie).Signaux à surveiller sur les marchés
Depuis l’intensification du conflit fin 2025, le dollar et les prix du pétrole évoluent plus souvent dans le même sens. Avec le Brent récemment proche de 98 $ le baril et l’indice du dollar (DXY, mesure du dollar face à un panier de grandes devises) au-dessus de 106, cela reflète à la fois des craintes sur l’offre d’énergie et la recherche du dollar comme valeur refuge. C’est un changement par rapport à une grande partie de l’an dernier. Une perturbation durable pénaliserait probablement les pays importateurs nets d’énergie, comme la zone euro et le Japon. Les données du premier trimestre 2026 montrent déjà une facture énergétique en hausse pour l’Union européenne, ce qui pourrait continuer de peser sur l’euro. Les opérateurs peuvent surveiller toute escalade susceptible de justifier des stratégies misant sur une nouvelle baisse de l’EUR/USD. Le yen est particulièrement faible, mais la prudence s’impose car l’USD/JPY évolue désormais au-dessus de 159. Des niveaux proches de 160 avaient déclenché une intervention des autorités japonaises fin 2025. Ce risque complique les paris sur une poursuite de la faiblesse du yen, car une action publique peut provoquer un retournement rapide. Si le lien positif entre le pétrole et le dollar commence à se rompre, cela peut signaler un retour de dynamiques plus anciennes. Par exemple, un repli du pétrole vers 85 $ (niveaux de fin d’année dernière) soutiendrait l’appétit pour le risque et profiterait aux devises liées aux matières premières (devises de pays exportateurs de matières premières). Un passage durable et sans incident des pétroliers dans le détroit d’Ormuz serait un signal clé. Il faut aussi tenir compte de facteurs susceptibles de limiter une hausse générale du dollar. La Réserve fédérale ne relève pas ses taux directeurs (les taux qui guident le coût du crédit). Et même si l’inflation de mars est ressortie un peu élevée à 3,1 %, la Fed n’a pas adopté un ton plus dur. Cette position pourrait plafonner la hausse du dollar si les craintes géopolitiques s’atténuent. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.
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