Risque au Moyen-Orient et faiblesse du yen
Les discussions États-Unis–Iran se sont terminées sans résultat concret après près de 21 heures. La poursuite des frappes israéliennes au Liban a renforcé l’aversion au risque, faisant monter les prix du pétrole brut et alimentant les craintes d’inflation (hausse générale des prix). La hausse des prix de l’énergie a poussé à la hausse les rendements des obligations d’État japonaises et a accentué la pression sur le yen, une devise sensible au coût de l’énergie importée. Le dollar américain a aussi été soutenu par la demande liée à son statut de **monnaie de réserve** (devise largement détenue et utilisée dans le commerce et les réserves des banques centrales). Les anticipations d’une Réserve fédérale plus **restrictive** (banque centrale susceptible de maintenir ou relever ses taux) en raison des risques inflationnistes liés à l’énergie soutiennent le dollar. En parallèle, les discours sur une possible action japonaise pour freiner la baisse du yen limitent de nouveaux gains de USD/JPY. Nous savons désormais que cette menace était bien réelle, puisque les autorités sont intervenues plus tard en 2025 pour soutenir le yen, dépensant plus de 9 000 milliards de yens. Cette action a provoqué une baisse temporaire mais marquée, rappelant que les fondamentaux peuvent aller dans un sens, tandis que la politique officielle peut créer une forte volatilité à court terme. Le souvenir de cette intervention reste déterminant à l’approche de niveaux similaires aujourd’hui.Écart de taux et risque d’intervention
La dynamique centrale reste l’écart important de taux d’intérêt entre les États-Unis et le Japon, encore plus marqué en avril 2026. Le taux directeur de la Réserve fédérale est à **5,25 %**, tandis que la Banque du Japon n’a que récemment relevé le sien à **0,1 %**. Cet écart de plus de **500 points de base** (500 « bps » = 5 points de pourcentage) rend attractif le fait d’être positionné à l’achat sur USD/JPY pour capter du rendement. Au 13 avril 2026, la paire reteste la zone **159,50**, principalement parce que l’inflation américaine récente est ressortie au-dessus des attentes à **3,4 %**, réduisant la probabilité de baisses de taux rapides de la Fed. Le marché met à l’épreuve la détermination du ministère japonais des Finances. Dans ce contexte, on peut envisager l’achat d’**options d’achat (calls)** sur USD/JPY avec des **prix d’exercice** (niveau auquel l’option permet d’acheter) autour de **161,00** et **162,00**. Cette approche permet de profiter d’une poursuite de la hausse si la paire dépasse les anciens sommets. L’avantage principal est que la perte maximale est limitée à la **prime** (coût payé pour l’option), ce qui protège en cas d’intervention japonaise provoquant une chute brutale. Pour une approche plus prudente, on peut privilégier des **spreads haussiers de calls** : acheter un call à un prix d’exercice plus bas (par exemple **160,00**) et vendre simultanément un call à un prix d’exercice plus élevé (par exemple **162,50**) pour réduire le coût initial. Cette structure permet de viser une hausse modérée tout en encadrant le risque dans un environnement tendu.
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