Les marchés réagissent au retour du risque géopolitique
Le Wall Street Journal rapporte que Trump et ses conseillers envisagent de nouvelles frappes militaires en complément du blocus. Le pétrole a ouvert sur un « gap » haussier (ouverture nettement au-dessus du dernier prix de la veille), avec le WTI (pétrole américain de référence) proche de 96 dollars, en hausse d’environ 6% sur la séance. Les contrats à terme sur indices boursiers américains (prix indicatifs avant l’ouverture) reculent de 0,6% à 0,7%, tandis que l’indice du dollar (DXY, qui mesure le billet vert face à un panier de grandes devises) gagne plus de 0,3% vers 99,00. L’inflation CPI (indice des prix à la consommation, mesure des prix payés par les ménages) est montée à 3,3% sur un an en mars, contre 2,4% en février ; sur un mois, le CPI ressort à 0,9% après 0,3%. L’or a touché un plus bas de six jours sous 4.650 dollars avant de repasser au-dessus de 4.700. L’EUR/USD a frôlé 1,1700, en baisse d’environ 0,3%, et le GBP/USD évoluait juste au-dessus de 1,3400, en repli de 0,35%. L’USD/JPY s’échangeait au-dessus de 159,50 après deux séances de hausse. Le gouverneur de la BoJ (Banque du Japon) Kazuo Ueda a jugé la reprise modeste et a indiqué que l’inflation se rapproche de l’objectif.Niveaux clés multi-actifs
Il y a un an, les marchés avaient réagi très vite à l’échec des discussions États-Unis–Iran. La hausse immédiate de 6% du WTI à 96 dollars le baril rappelait à quel point les prix de l’énergie sont sensibles au moindre conflit dans le détroit d’Ormuz. Il faut s’attendre à une volatilité comparable, d’autant que les stocks de brut (quantités disponibles) viennent de reculer de 2,1 millions de barils la semaine dernière, ce qui tend l’offre avant même toute nouvelle perturbation. Le mouvement « risk-off » (désengagement des actifs risqués au profit d’actifs jugés plus sûrs) observé sur les contrats à terme actions est une réaction classique. La volatilité, mesurée par le VIX (indice de peur du marché actions américain), se maintient autour de 15, un niveau plutôt bas. Cela peut rendre moins coûteuse l’achat d’options d’achat (« call options », contrats donnant le droit d’acheter à un prix fixé) pour se couvrir. En cas d’escalade, cet indice pourrait fortement remonter, comme l’an dernier. Les événements ont aussi confirmé le rôle du dollar comme valeur refuge. Le DXY est monté au-delà de 99,00. Avec une inflation américaine de mars encore élevée, le dollar garde un soutien « fondamental » (lié aux données économiques) qui peut justifier une politique monétaire ferme. Le yen japonais, lui, s’était affaibli au-delà de 159,50 contre le dollar malgré l’aversion au risque. Une crise plus grave peut néanmoins déclencher un retour vers le yen, valeur refuge traditionnelle, et provoquer l’arrêt brutal des « carry trades » (stratégie consistant à emprunter en devise à taux bas pour acheter une devise à taux plus élevé). Il faut donc rester prudent face à un possible retournement rapide de l’USD/JPY. Le comportement de l’or avait été irrégulier : forte baisse puis rebond au-dessus de 4.700. Cette secousse a pu chasser les positions fragiles, avant une reprise plus durable portée par le conflit et l’inflation. Dans le même esprit, tout repli lié à l’actualité peut attirer des acheteurs cherchant à se positionner à la hausse.
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