Les marchés européens se préparent à un rattrapage baissier
En Europe, le Stoxx 600 a progressé de 0,4% et l’OMX Nordic de 1,3% vendredi. Cela a alimenté l’idée d’un « rattrapage baissier » en Europe, les marchés devant intégrer les nouvelles du week-end. Aux États-Unis vendredi, la technologie a figuré parmi les secteurs les plus performants, même si les actions des éditeurs de logiciels ont continué de reculer. Les valeurs de semi-conducteurs (entreprises qui fabriquent des puces électroniques) auraient été assez solides pour compenser cette faiblesse. Les matériaux (mines, chimie, métaux) et l’immobilier ont bien tenu, tandis que les secteurs défensifs comme la santé et les biens de consommation de base (produits du quotidien) ont reculé. Les actions et les contrats à terme (instruments permettant d’acheter ou de vendre plus tard à un prix fixé) étaient en baisse, et le dollar s’inscrivait légèrement en hausse. On se souvient de la réaction des marchés début 2025 : la rupture des discussions États-Unis–Iran avait déclenché une séance en mode « aversion au risque » (les investisseurs réduisent leur exposition aux actifs risqués), avec une hausse en écart d’ouverture du Brent et un net recul des contrats à terme sur actions. Cet épisode illustre la sensibilité des marchés aux tensions géopolitiques dans les régions productrices de pétrole. La recherche immédiate de valeurs refuges avait notamment porté le dollar.Stratégies sur produits dérivés face au risque de choc pétrolier
Avec le retour des tensions à l’approche des négociations de production de l’OPEP+ (alliance de pays exportateurs de pétrole, menés par l’Arabie saoudite et la Russie), un schéma similaire de risque se dessine. L’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA, organisme public qui publie des statistiques) a récemment indiqué que les stocks mondiaux de pétrole sont environ 3% sous leur moyenne sur cinq ans, rendant le marché très sensible à une rupture d’approvisionnement. Dans ce contexte de tension sur l’offre, une seule annonce peut provoquer un mouvement important. Les intervenants sur produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un sous-jacent, comme une action ou le pétrole) peuvent envisager de se positionner sur une hausse de la volatilité (ampleur des variations de prix). Avec un VIX (indice de volatilité implicite du S&P 500, souvent appelé « baromètre de la peur ») proche d’un plus bas de plusieurs mois autour de 16, l’achat d’options d’achat (call : droit d’acheter à un prix fixé) peut constituer une couverture à coût limité contre, ou un moyen de profiter d’un repli rapide. Lors d’une alerte comparable en 2024, le VIX avait bondi de plus de 25% en une seule séance. Le marché de l’énergie offre une exposition plus directe à ces tensions. Avec un Brent autour de 94 dollars le baril, des positions acheteuses sur des contrats à terme de maturité courte, ou l’achat de calls, donnent accès à un éventuel mouvement vers 100 dollars. L’histoire montre que des tensions dans le golfe Persique peuvent ajouter rapidement une « prime de risque » de 10 à 15 dollars au prix du pétrole (surplus lié au risque de perturbation). Cela dit, l’épisode de 2025 rappelle que la solidité de certains secteurs peut se maintenir, notamment dans les secteurs cycliques (sensibles à la conjoncture) comme les semi-conducteurs. Une stratégie plus élaborée pourrait consister à acheter des options de vente (put : droit de vendre à un prix fixé) sur un ETF défensif comme le XLU (fonds coté qui réplique le secteur des services aux collectivités, donc souvent plus stable), tout en achetant des calls sur des ETF technologiques ou de matériaux. Cela revient à parier que, malgré le risque lié aux gros titres, la demande de croissance au cœur de l’économie reste présente. Une recherche de sécurité devrait aussi renforcer le dollar, qui évolue en consolidation (phase sans tendance marquée) près de 105 sur l’indice DXY (indice mesurant le dollar face à un panier de grandes devises). Pour les portefeuilles exposés à l’international, l’achat de calls sur l’ETF UUP (fonds coté répliquant la hausse du dollar) peut servir de couverture. Le mouvement serait conforme aux appréciations du dollar observées lors de précédentes phases d’aversion au risque.
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