Réaction du marché et conséquences pour les banques centrales
Ces événements ont fait monter les prix du pétrole brut et ravivé les craintes d’inflation (hausse générale des prix). Cela renforce l’idée que les principales banques centrales, dont la Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis), pourraient adopter un ton plus dur, c’est‑à‑dire être moins enclines à baisser les taux. Des chiffres d’inflation américaine élevés vendredi ont réduit les attentes de baisse des taux de la Fed cette année et déplacé l’attention vers une éventuelle hausse des taux. La hausse des rendements des bons du Trésor américain (taux servis par la dette d’État des États-Unis) a aussi soutenu le dollar. Le Wall Street Journal a indiqué que des pays de la région visent une reprise des discussions États-Unis–Iran dans les prochains jours. Cela a limité la progression supplémentaire du dollar, tandis que l’USD/CHF est resté au-dessus de sa moyenne mobile simple à 100 jours (moyenne des cours des 100 dernières séances, indicateur de tendance) et a conservé une orientation haussière.Conséquences pour le trading d’options USD/CHF
La situation aujourd’hui, en avril 2026, est très différente, car la prime de risque géopolitique (surcoût intégré par le marché en période de tension) liée au détroit d’Ormuz s’est en grande partie dissipée. Les données récentes montrent que l’inflation américaine ralentit, avec l’indice CPI de mars (mesure des prix à la consommation) ressorti à 2,8 %, ce qui affaiblit l’argument d’une Fed plus stricte. Cela contraste nettement avec la peur de l’inflation observée l’an dernier, qui avait poussé à la hausse les rendements américains et le dollar. En outre, un écart de politique monétaire important s’est creusé entre les banques centrales, au bénéfice du franc suisse. Alors que la Fed marque une pause, la Banque nationale suisse (banque centrale de la Suisse) a surpris les marchés avec une hausse de taux à 1,75 % le mois dernier pour freiner des pressions de prix internes persistantes. Cet différentiel de taux (écart de taux d’intérêt entre deux pays) en faveur du franc suggère que la tendance la plus probable pour l’USD/CHF s’oriente désormais vers la baisse. Pour les traders de produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif comme une devise), cela signifie que la volatilité implicite (volatilité attendue et intégrée dans le prix des options) est nettement plus faible que lors des tensions de 2025, rendant les stratégies sur options moins coûteuses. Ce changement plaide pour l’achat d’options de vente (put, option qui gagne en valeur si le cours baisse) sur l’USD/CHF afin de viser une poursuite du repli, en s’appuyant sur des politiques monétaires divergentes. Concrètement, cibler des échéances juin et juillet laisse du temps pour que ce thème d’écart de politiques se matérialise davantage. La moyenne mobile à 100 jours, qui avait servi de support (zone où la baisse tend à s’arrêter) lors du rebond de 2025, apparaît désormais comme une résistance (zone où la hausse tend à buter). Dans ce contexte, construire des positions baissières via des spreads de puts (stratégie consistant à acheter un put et à en vendre un autre à un autre strike pour limiter le coût) sous ce niveau technique clé peut offrir un rapport risque/rendement plus favorable dans les prochaines semaines.
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