Gouvernance et indépendance de la PBoC
La PBoC appartient à l’État de la République populaire de Chine et n’est pas un organisme indépendant. Le secrétaire du Comité du Parti communiste chinois, nommé par le président du Conseil des affaires d’État, pèse fortement sur la gestion et l’orientation; Pan Gongsheng cumule cette fonction et le poste de gouverneur. La banque utilise des outils comme le taux des opérations de pension inversée à sept jours (reverse repo, un prêt à court terme fourni par la banque centrale aux banques), la facilité de prêt à moyen terme (MLF, financement de plusieurs mois accordé aux banques), l’intervention sur le marché des changes (achat/vente de devises pour influencer le cours) et le ratio de réserves obligatoires (RRR, part des dépôts que les banques doivent laisser en réserve). Le taux d’intérêt de référence en Chine est le Loan Prime Rate (LPR, taux auquel les banques accordent des prêts aux meilleurs clients), qui influence les taux des crédits, des prêts immobiliers et de l’épargne, et peut peser sur le taux de change du renminbi (yuan). La Chine compte 19 banques privées, qui représentent une faible part du système. Les plus grandes sont WeBank et MYbank, et depuis 2014, Pékin autorise des prêteurs entièrement financés par des capitaux privés à opérer dans un secteur dominé par l’État. La Banque populaire de Chine a montré sa préférence pour la stabilité de la devise en fixant un USD/CNY plus « fort » que ne l’anticipait le marché (c’est-à-dire un taux plus bas, donc un yuan plus ferme). Malgré un léger ajustement par rapport à la séance précédente, cela traduit une volonté d’éviter une forte baisse du yuan. Pour les opérateurs, cela signifie que la PBoC pilote activement le taux de change et ne souhaite pas une chute rapide.
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