Le risque géopolitique soutient la demande de dollar
Le Commandement central américain (CENTCOM, structure militaire responsable notamment du Moyen‑Orient) a indiqué que les forces commenceraient à bloquer le trafic maritime entrant et sortant des ports iraniens à 10 h (heure de la côte Est des États‑Unis), soit 14 h GMT, lundi. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que les États‑Unis n’avaient pas obtenu la confiance de la délégation iranienne et que la décision revenait désormais à Washington. Les Gardiens de la révolution iraniens ont averti que les navires militaires s’approchant du détroit d’Ormuz violeraient le cessez‑le‑feu (arrêt des combats convenu entre belligérants) et feraient face à une réponse décisive. Les marchés suivent aussi la réunion de la Banque du Japon (BoJ) des 27‑28 avril, au cours de laquelle les responsables examineront si la hausse mondiale des prix de l’énergie et des matières premières renforce l’argument en faveur d’une hausse des taux (relèvement du coût du crédit décidé par la banque centrale). Le « Sakura Report » a indiqué que les membres du conseil ont mis en balance les risques d’inflation (hausse généralisée des prix) et les risques sur la croissance après la réunion des directeurs d’agences du 6 avril. Il ajoute que les neuf régions décrivent toutes leurs économies comme « en reprise modérée », « en amélioration » ou « en amélioration modérée ».Se positionner face à la volatilité du pétrole
Le blocage menace directement l’approvisionnement énergétique mondial, car près d’un cinquième de la consommation mondiale de pétrole transite par le détroit d’Ormuz. Cela pourrait se traduire par une forte nervosité sur les prix. Les instruments dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme le pétrole) tels que les contrats à terme (futures, accords d’achat/vente à une date future à un prix fixé) sur le WTI (pétrole américain de référence) ou le Brent (pétrole de référence en Europe) sont particulièrement sensibles à ce type de choc. Des options d’achat (call, droit d’acheter à un prix fixé) sur des ETF liés au pétrole (fonds cotés en Bourse) offrent aussi une manière de se positionner avec un risque mieux encadré. Ce niveau de tension géopolitique pourrait faire remonter l’indice VIX du CBOE (mesure de la volatilité implicite attendue sur le S&P 500, souvent appelé « indice de la peur ») depuis son niveau autour de 18. Des options d’achat sur le VIX avec des prix d’exercice (strike, niveau à partir duquel l’option devient intéressante) entre 25 et 30 peuvent servir de couverture (hedge, protection) contre une baisse plus large des marchés actions. La prochaine réunion de la Banque du Japon fin avril devient un point clé, car la hausse de l’énergie accentue la pression sur les décideurs. Un choc pétrolier peut alimenter l’inflation et compliquer leur décision, avec un possible durcissement du ton (orientation plus restrictive pour défendre la monnaie). À court terme, la dynamique favorise un yen plus faible, mais des options d’achat sur le yen à plus longue échéance peuvent permettre de se positionner sur un scénario contraire au consensus, si la BoJ devait agir plus fermement que prévu.
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