Perspectives de croissance en Chine
Pour le reste de 2026, la banque met surtout en avant des risques extérieurs plutôt qu’une inflation directe (hausse générale des prix) comme principale inquiétude. Elle estime que les effets indirects de la guerre en Iran (conséquences via l’énergie, le transport et la confiance) pourraient réduire l’avantage à l’exportation de la Chine et conduire à un nouvel assouplissement de la politique économique (mesures pour soutenir l’activité, par exemple baisse des taux ou soutien au crédit). Avec la publication imminente du PIB chinois du 1er trimestre, notre scénario est que les risques penchent vers un chiffre supérieur aux attentes, au-dessus du consensus à 4,6%. Cela peut ouvrir une opportunité tactique de positions acheteuses à court terme sur les contrats à terme (produits dérivés permettant de parier sur un indice à une date et un prix fixés) sur indices actions chinois. Les dernières données d’exportations vont dans ce sens, avec des expéditions en hausse de 7,1% sur un an sur les deux premiers mois de 2026, bien au-delà des attentes. La hausse attendue de 5,5% de la production industrielle en mars renforce une vue positive sur les matières premières industrielles (métaux et intrants utilisés par l’industrie). Les prix du cuivre ont déjà dépassé 9.000 dollars la tonne, un niveau inédit depuis mi-2025, reflétant cette activité manufacturière solide. Les investisseurs sur produits dérivés peuvent envisager des options d’achat (« call », droit d’acheter à un prix fixé) sur des valeurs minières liées au cuivre ou sur des ETF de métaux industriels (fonds indiciels cotés qui répliquent un panier d’actifs).Principaux risques et positionnement
En revanche, le ralentissement attendu des ventes au détail à 2,5% signale une faiblesse persistante de la consommation intérieure (dépenses des ménages). Cet écart entre une production solide et une demande locale faible rend la lecture plus incertaine pour les valeurs exposées au consommateur. Cette faiblesse peut limiter l’enthousiasme même si le PIB ressort élevé. Au-delà des chiffres immédiats, le risque principal vient des effets indirects de la guerre en Iran. Les tarifs mondiaux de fret maritime (coût du transport de marchandises par mer) auraient déjà progressé de plus de 50% depuis l’élargissement du conflit fin 2025, ce qui menace directement le modèle tiré par les exportations de la Chine. Cela plaide pour des stratégies de couverture (réduire un risque), par exemple l’achat d’options de vente (« put », droit de vendre à un prix fixé) très éloignées du prix actuel (« out-of-the-money », qui ne valent quelque chose qu’en cas de forte baisse) sur l’indice Hang Seng, pour se protéger dans les mois à venir. Si ces chocs extérieurs commencent à peser, nous anticipons un nouvel assouplissement des politiques à Pékin pour soutenir l’économie. Comme en 2025, lorsque la banque centrale chinoise avait abaissé ses taux pour contrer des pressions externes, un scénario similaire est possible. Ce soutien potentiel devrait limiter toute appréciation marquée du yuan offshore (CNH, yuan négocié hors de Chine continentale), ce qui rend les positions acheteuses sur le CNH risquées malgré de bonnes données au 1er trimestre.
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