Cessez-le-feu au Moyen-Orient au centre de l’attention
Le vice-président américain JD Vance et les émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner se préparent à des discussions au Pakistan ce week-end sur un accord potentiel de long terme avec l’Iran. La pause de deux semaines des hostilités (arrêt temporaire des combats) a globalement tenu. Les tensions se sont poursuivies après la déclaration du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu selon laquelle Israël « continuera de frapper le Hezbollah avec force ». Cette incertitude soutient la demande de dollar. Le rapport américain sur l’inflation CPI de mars est attendu vendredi. Le CPI (indice des prix à la consommation, qui mesure l’évolution des prix payés par les ménages) est attendu à 3,3% sur un an en mars, contre 2,4% en février, en lien avec la hausse des prix du pétrole. En Europe, la BCE a laissé entendre un possible nouveau resserrement si les tensions sur les prix persistent. Les marchés intègrent déjà deux hausses de taux et donnent plus de 50% de probabilité à une troisième d’ici décembre, selon Reuters.Demande de dollars face au resserrement de la BCE
La paire EUR/USD subit une pression baissière en raison du cessez-le-feu fragile entre les États-Unis et l’Iran, ce qui renforce le dollar, considéré comme une valeur refuge (actif recherché en période de stress). Cette incertitude géopolitique rend les opérateurs prudents et les pousse vers des placements libellés en dollars (actifs dont la valeur est exprimée en USD). C’est un scénario « aversion au risque » (repli des investisseurs vers des actifs jugés sûrs), généralement défavorable à l’EUR/USD. La publication du CPI américain est l’événement clé. Une inflation plus forte que prévu tend à soutenir le dollar, car le marché anticipe alors une Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) plus ferme. Un chiffre élevé pourrait donc peser sur l’EUR/USD. Compte tenu du risque lié à la statistique, une approche via les produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent) consiste à « acheter la volatilité » (se positionner pour gagner si les prix bougent fortement). Une stratégie est le straddle « à la monnaie » (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente, avec un prix d’exercice proche du cours actuel) : elle permet de profiter d’un mouvement important dans un sens ou dans l’autre après l’annonce. La volatilité implicite à une semaine sur les options EUR/USD (volatilité anticipée par le marché, déduite des prix des options) a déjà dépassé 10%, signe que le marché s’attend à un mouvement marqué. Au-delà de la séance, la stabilité du Moyen-Orient reste un facteur de soutien au dollar. Si le cessez-le-feu devait céder, la demande de valeur refuge pour le billet vert pourrait s’intensifier. À l’inverse, il faut tenir compte d’une BCE plus « hawkish » (plus déterminée à lutter contre l’inflation, donc plus encline à relever les taux), attendue sur au moins deux hausses de taux cette année. Cette divergence de politique monétaire (écart entre l’orientation de la Fed et celle de la BCE) soutient l’euro et peut limiter la baisse de l’EUR/USD. Create your live VT Markets account and start trading now.
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