Mouvements majeurs sur le marché des changes et climat de marché
L’EUR/USD a progressé vers 1,1700 avec la baisse des rendements américains et un appétit pour le risque un peu meilleur, tandis que le GBP/USD s’est repris près de 1,3430 avec l’affaiblissement du dollar. L’USD/JPY a évolué autour de 159,00, la baisse des rendements réduisant l’intérêt du « carry trade » (stratégie consistant à emprunter dans une devise à faible taux pour acheter une devise à taux plus élevé). L’AUD/USD a légèrement monté vers 0,7080. Le WTI (pétrole brut léger américain) est resté haut mais s’est stabilisé, car les craintes de perturbation immédiate de l’offre se sont atténuées, tandis que le conflit au Moyen-Orient continue de soutenir les prix. L’or est resté proche de 4 771 $, aidé par un dollar plus faible, des rendements plus bas et un risque géopolitique persistant. Les données de vendredi 10 avril incluent l’IPC harmonisé allemand (HICP, mesure de l’inflation comparable en Europe), l’emploi canadien, l’IPC américain (CPI, inflation côté consommateurs), les commandes d’usines américaines, l’indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan, les anticipations d’inflation à 1 an et 5 ans, ainsi que le solde budgétaire mensuel des États-Unis. Le WTI est un pétrole brut américain léger, coté via le hub de Cushing (point de livraison et de stockage aux États-Unis), et fait partie des trois grands prix de référence avec le Brent et Dubaï. Les prix dépendent de l’offre et de la demande, de la géopolitique, des sanctions, des décisions de l’OPEP (pays producteurs), du dollar, et des stocks américains publiés par l’API (organisme privé) et l’EIA (agence publique). Leurs chiffres sont très proches la plupart du temps.Arbitrage entre inflation, emploi et décisions de la Fed
La Réserve fédérale se trouve dans une position difficile, partagée entre une inflation toujours élevée et un marché du travail qui commence à s’affaiblir. Cette tendance s’est installée au second semestre 2025 : l’inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation, pour mieux voir la tendance de fond) a tourné autour de 3,1 %, tandis que les demandes hebdomadaires d’allocations chômage augmentaient, atteignant récemment un plus haut de 15 mois à 245 000. Ce décalage rend les prochaines décisions de taux très incertaines et augmente le risque d’erreur de stratégie à court terme. Avec cette incertitude, il faut s’attendre à une forte volatilité (variations rapides et importantes des prix), surtout autour de la publication de l’IPC américain. Certaines stratégies d’options (contrats donnant le droit d’acheter ou vendre à un prix fixé) visant à profiter de grands mouvements, comme un « straddle » acheteur (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice) sur des indices actions ou sur des paires majeures comme l’EUR/USD, peuvent être adaptées. L’objectif est de profiter d’un choc de marché sans devoir prévoir le sens du mouvement. La baisse du dollar s’explique par le recul des rendements américains, le marché commençant à envisager des baisses de taux plus tôt. Cela rappelle la séquence de mi-2024, lorsque le dollar avait reculé plusieurs mois après les premiers signes de ralentissement économique. Dans ce contexte, certains investisseurs peuvent privilégier des devises soutenues par des banques centrales plus « faucons » (c’est-à-dire plus enclines à maintenir des taux élevés pour lutter contre l’inflation). Pour le pétrole, les informations sur une possible désescalade entre Israël et le Liban ont temporairement limité la hausse du WTI, même si les tensions régionales plus larges soutiennent les prix. La décision de l’OPEP+ le mois dernier de maintenir des réductions de production (limiter l’offre pour soutenir les prix) renforce ce soutien, ce qui pourrait maintenir le pétrole dans une fourchette étroite. Dans cet environnement, vendre des options d’achat très éloignées du prix actuel (« out-of-the-money », avec un prix d’exercice au-dessus du marché) peut être une stratégie pour capter des primes (revenu lié à la vente d’options) lorsque celles-ci sont élevées. L’or profite à la fois d’une prime de risque géopolitique et de la baisse des rendements américains, ce qui réduit le coût d’opportunité de détenir un actif sans rendement (l’or ne verse pas d’intérêt). Le rendement du 10 ans américain étant passé sous 4,0 % la semaine dernière, l’argument fondamental en faveur de l’or reste solide. Des replis pourraient attirer des acheteurs, surtout si les chiffres d’inflation aux États-Unis et en Allemagne surprennent à la hausse.
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