Négociations sur le cessez-le-feu et réaction des marchés
Le processus se poursuit, Washington et Téhéran devant envoyer des délégations pour des discussions directes au Pakistan samedi. Le président américain Donald Trump a averti d’une nouvelle « action » si l’Iran ne respecte pas l’accord. Le compte rendu (les « minutes », c’est-à-dire le résumé détaillé) de la réunion de mars de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale américaine) montre une approche équilibrée. Des baisses de taux restent possibles, mais certains responsables ont aussi évoqué, pour la première fois depuis le début des baisses de taux en septembre 2024, la possibilité de relever les taux (un durcissement de la politique monétaire). Plus tard jeudi, l’indice des prix PCE américain (mesure de l’inflation suivie de près par la Fed, basée sur les dépenses de consommation) est attendu stable en février. L’attention se porte sur l’IPC (CPI) de mars, avec une inflation totale prévue à 3,3% sur un an, au plus haut depuis près de deux ans, tandis que l’inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation, plus volatile) est attendue à 2,7% contre 2,5% en février. Une correction du 9 avril à 09h05 GMT a précisé que le cycle de baisse des taux a commencé en septembre 2024, et non en août 2024.Conséquences pour le trading dans un contexte d’incertitude croissante
Compte tenu de la fragilité du cessez-le-feu en Iran, il faut s’attendre à une forte hausse de la volatilité des marchés (ampleur des variations des prix). Lors de la crise de la mer Noire en 2025, le VIX (indice de volatilité, souvent appelé « baromètre de la peur ») a pu dépasser 35 en quelques jours. Acheter des options d’achat (call, droit d’acheter à un prix fixé) sur le VIX, ou des « straddles » à prix d’exercice proche du cours (combinaison d’un call et d’une option de vente pour miser sur un mouvement fort, quel que soit le sens) sur de grands indices comme le SPX (S&P 500) est une manière directe de tirer parti de l’incertitude autour des discussions du week-end. La fermeture du détroit d’Ormuz est un point de passage crucial pour l’énergie mondiale, représentant environ 21% de la consommation mondiale de produits pétroliers liquides. Cela rappelle le choc d’offre de fin 2025, qui avait fait bondir les contrats à terme (futures, contrats standardisés pour acheter/vendre plus tard) sur le Brent de plus de 15% en une séance. Les investisseurs pourraient envisager d’acheter des options d’achat sur les futures de pétrole ou sur des ETF (fonds cotés en Bourse) du secteur de l’énergie afin de se positionner face à un risque d’échec des négociations. Le dollar américain profite à la fois de son statut de valeur refuge (actif recherché en période de stress) et d’une Fed potentiellement plus restrictive (« hawkish », c’est-à-dire plus favorable à des taux plus élevés). Un Dollar Index (DXY, indice qui mesure le dollar contre un panier de devises) au-delà de 99 pourrait marquer le début d’un mouvement plus ample ; un échec des discussions au Pakistan pourrait le ramener vers 104, un niveau observé lors de la peur sur la croissance mondiale en 2025. Des positions acheteuses sur les futures USD ou des options d’achat contre des devises de pays très dépendants des importations d’énergie peuvent sembler intéressantes. Le rapport de mars sur l’IPC est le principal catalyseur domestique (événement susceptible de faire bouger le marché), car ce serait la première mesure officielle de l’impact inflationniste de la guerre. Nous pensons que le chiffre de 3,3% pour l’inflation totale pourrait contraindre la Fed, en suggérant que l’inflation observée en 2025 n’est pas encore maîtrisée. Dans ce contexte, acheter des options de vente (put, droit de vendre à un prix fixé) sur des ETF obligataires comme TLT (ETF qui réplique des obligations d’État américaines à longue maturité) constitue une couverture prudente contre un report, voire un arrêt, des baisses de taux. La combinaison du risque géopolitique et d’une inflation tenace crée un environnement difficile pour les actions. Le marché fait face à des pressions semblables à la correction de 10% de l’automne 2025. Nous estimons que l’achat d’options de vente sur le S&P 500 ou le Nasdaq 100 est une stratégie défensive utile pour protéger les portefeuilles contre un recul marqué dans les prochaines semaines.
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