Minutes de la Fed et réaction du dollar
Les « minutes » (compte rendu détaillé) de la réunion de mars du Federal Open Market Committee (FOMC, le comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine) ont montré un ton plus dur (« hawkish » : plus favorable à un resserrement monétaire, donc à des taux plus élevés), ce qui a soutenu un rebond du dollar. Les responsables ont estimé que le retour à l’objectif d’inflation de 2% pourrait prendre plus de temps, et certains ont évoqué la possibilité d’un durcissement des taux pour la première fois depuis le début des baisses de taux en août 2024. Les marchés attendent jeudi l’indice des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE, un indicateur d’inflation très suivi par la Fed) et, vendredi, l’indice des prix à la consommation (CPI, autre mesure de l’inflation) de mars, afin d’évaluer l’impact inflationniste lié à la guerre avec l’Iran. En Europe, la production industrielle allemande a reculé en février, tandis que l’excédent commercial s’est réduit moins qu’attendu, les importations et les exportations ayant dépassé les prévisions. Sur le plan technique, la paire a conservé l’essentiel des gains des trois séances précédentes, avec un RSI en 4 heures (indice de force relative, qui mesure l’intensité du mouvement) en zone positive et un MACD (indicateur de tendance basé sur des moyennes mobiles) légèrement positif. La résistance se situe à 1,1721 jusqu’à environ 1,1740, puis vers 1,1830. Le support se situe entre 1,1630 et 1,1640, puis à 1,1505.Mise en place d’une stratégie sur l’écart de taux
Le virage plus dur de la Fed, d’abord suggéré dans ces minutes de mars 2025, a conduit plus tard la même année à deux petites hausses de taux, l’inflation alimentée par le pétrole s’étant révélée persistante. Toutefois, cette pression inflationniste s’est depuis atténuée, la dernière donnée de PCE « core » (inflation sous-jacente : hors énergie et alimentation, éléments très volatils) pour février 2026 ressortant à 2,4%, un niveau plus maîtrisé. Cela suggère que le cycle de hausse des taux est probablement terminé, et que l’attention se tourne vers le moment où les baisses de taux pourraient reprendre. Cela ouvre une stratégie de « divergence » face à la Banque centrale européenne, qui fait encore face à une inflation des services un peu plus élevée et n’a pas signalé de baisse de taux imminente. Il peut être pertinent d’utiliser des contrats à terme sur taux d’intérêt (instruments dérivés qui permettent de prendre position sur l’évolution des taux) pour parier sur un resserrement de l’écart entre les rendements des obligations américaines et allemandes au second semestre. Cette position est favorable si la Fed se dirige vers un assouplissement monétaire (taux plus bas) tandis que la BCE reste inchangée. Les niveaux de l’EUR/USD de l’an dernier, en particulier la résistance à 1,1740, jouent désormais le rôle d’une zone de soutien importante, alors que la paire s’échange autour de 1,1980. Le ton plus dur de la Fed étant désormais derrière nous, la paire pourrait tester 1,2150, un niveau vu pour la dernière fois fin 2024. Acheter des « call spreads » sur l’EUR/USD (stratégie d’options consistant à acheter une option d’achat et à en vendre une autre à un prix plus élevé, afin de limiter le coût et le risque) — par exemple un spread 1,2000/1,2150 — permet de se positionner sur une poursuite de la hausse avec un risque plafonné. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.
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