Rupture des négociations de cessez-le-feu
La Maison-Blanche a indiqué que les États-Unis maintiendraient malgré tout des discussions directes avec l’Iran, malgré les affrontements. Le vice-président américain JD Vance doit conduire une délégation à Islamabad, la première session étant prévue samedi matin, heure locale. CNN a rapporté qu’Israël avait frappé plus de 100 sites au Liban mercredi. Les Forces de défense israéliennes (armée israélienne) ont déclaré qu’il s’agissait de la plus grande série coordonnée de frappes au Liban depuis le début de la guerre. Le West Texas Intermediate (WTI, référence du pétrole américain) progressait de 0,53 % à 91,40 dollars au moment de la rédaction. On se souvient des fortes tensions de fin 2025, lorsque des combats intermittents avaient entraîné des menaces de l’Iran et une intensification des frappes israéliennes au Liban. Le pétrole WTI s’échangeait à 91,40 dollars, et les marchés restaient nerveux face au risque de fermeture du détroit d’Ormuz. Les discussions prévues entre Washington et Téhéran à Islamabad, menées par le vice-président Vance, créaient un climat très incertain pour les prix de l’énergie.Perspectives de volatilité sur le marché pétrolier
Après ces événements, les prix du pétrole ont connu de fortes variations, le WTI dépassant brièvement 115 dollars le baril début 2026 avant de se replier. L’indice de volatilité du pétrole du CBOE (OVX, indicateur des anticipations de fortes variations de prix implicites dans les options) a atteint des plus hauts de plusieurs années, signe des craintes du marché et de la rapidité avec laquelle une prime de risque peut s’intégrer aux prix. Ces semaines ont montré qu’une simple menace de perturbation suffit à provoquer de fortes fluctuations. L’affirmation du CGRI sur l’arrêt du trafic maritime ne s’est pas traduite par une fermeture totale et durable du détroit d’Ormuz. En revanche, ces menaces ont suffi à faire bondir les primes d’assurance « risque de guerre » (surcoût d’assurance facturé en zone de conflit) pour les pétroliers, augmentant le coût de chaque baril transitant par ce passage clé. Environ 21 % de la consommation mondiale quotidienne de pétrole, soit près de 21 millions de barils, y transite, ce qui en fait un point critique pour la stabilité des prix. Les discussions à Islamabad ont ensuite débouché sur une désescalade fragile, ce qui explique des prix aujourd’hui plutôt autour du milieu des 80 dollars que proches de 100 dollars. Cette accalmie semble se fissurer, la mise en œuvre de l’accord temporaire étant désormais remise en cause. Pour les opérateurs, le souvenir de la forte volatilité de fin 2025 redevient central. Face au risque d’un nouvel embrasement, les opérateurs peuvent envisager d’acheter des options d’achat à échéance lointaine (call, droits d’acheter à un prix fixé à l’avance) pour se couvrir contre une hausse brutale des prix dans les prochaines semaines. Des spreads haussiers sur calls (achat d’un call et vente d’un autre call à un prix plus élevé, afin de réduire le coût initial) peuvent limiter la mise de départ tout en conservant une exposition à la hausse. Le marché a montré l’an dernier sa capacité à réagir très vite, et ne pas être couvert peut coûter cher.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets