Réaction du marché et risque géopolitique
Les prix se sont ensuite stabilisés, sur fond d’informations faisant état de frappes aériennes entre Israël et le Liban, et de mises en garde de responsables iraniens selon lesquelles l’Iran pourrait se retirer du cessez-le-feu si les attaques se poursuivent. Le Financial Times a également fait état d’une attaque contre l’oléoduc East-West de l’Arabie saoudite, qui transporte le brut du Golfe vers la mer Rouge pour l’exportation. L’attention se porte sur la solidité du cessez-le-feu, sur le détroit d’Ormuz et sur les discussions États-Unis–Iran attendues plus tard cette semaine. Côté données américaines, l’EIA (agence fédérale américaine de l’énergie) a indiqué que les stocks de pétrole brut ont augmenté de 3,081 millions de barils, après 5,451 millions la semaine précédente, et au-dessus des attentes, qui tablaient sur une hausse de 0,7 million. Le WTI est une référence américaine du pétrole brut, négociée autour du centre de Cushing (principal point de stockage et de livraison physique). Il est dit « léger » (faible densité) et « soufré faible » (faible teneur en soufre, ce qui facilite le raffinage). Son prix dépend de l’offre et de la demande, des tensions politiques, des décisions de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole), du dollar américain et des données hebdomadaires de stocks publiées par l’API (institut professionnel américain) et l’EIA. La baisse de 10 % du WTI s’explique par ce cessez-le-feu temporaire, qui a effacé la prime de guerre (surcoût intégré aux prix quand un conflit menace l’offre). L’indice de volatilité du pétrole (OVX, indicateur des variations de prix attendues à partir des options) a bondi au-dessus de 55, un plus haut de plus d’un an, signalant un marché qui anticipe de fortes fluctuations.Éléments de stratégie en période de forte volatilité
Si le risque d’escalade est mis en pause, l’attention pourrait revenir vers des facteurs de marché plus faibles. Le rapport de l’EIA a confirmé une hausse d’environ 3 millions de barils des stocks américains, nettement au-dessus des attentes, ce qui suggère une demande molle. Si le cessez-le-feu tient, le marché pourrait aussi se concentrer sur une inflation américaine toujours élevée et sur la possibilité que la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) maintienne des taux d’intérêt élevés plus longtemps, ce qui pèserait sur les perspectives de demande de pétrole. Mais ce cessez-le-feu reste fragile et n’est prévu que pour deux semaines. Toute reprise des attaques dans la région ou une perturbation du transport maritime via le détroit d’Ormuz pourrait réintroduire immédiatement la prime de guerre et pousser les prix vers 100 dollars le baril. Dans ce contexte, des options d’achat à longue échéance (calls, contrats donnant le droit d’acheter à un prix fixé jusqu’à une date future) peuvent permettre de se positionner sur une remontée tout en limitant à l’avance la perte maximale. Compte tenu d’un risque élevé de mouvement marqué dans un sens ou dans l’autre, des stratégies comme le straddle long (acheter à la fois un call et une option de vente « put », option donnant le droit de vendre, pour profiter d’un fort mouvement à la hausse ou à la baisse) peuvent être adaptées. Cette approche profite de l’incertitude extrême, que le cessez-le-feu tienne ou qu’il vole en éclats. Dans les mouvements de 2025, le marché a montré sa sensibilité aux annonces de production de l’OPEP+ (alliance entre l’OPEP et d’autres producteurs, dont la Russie), et une volatilité similaire, dictée par les titres d’actualité, est probable.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets