Les analystes de RBC estiment que le Canada a résisté aux droits de douane américains ; le PIB et l’emploi sont restés résilients, mais les régions et les secteurs ont été durement touchés

by VT Markets
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Apr 9, 2026
Les analystes de RBC ont examiné une année de chocs tarifaires (hausse soudaine des droits de douane) américains affectant le Canada. Le PIB (produit intérieur brut, la valeur de tout ce que le pays produit) et le chômage sont restés globalement stables, et le Canada a enregistré en 2025 sa première hausse du PIB par habitant (production par personne) depuis trois ans. La confiance des consommateurs a reculé au printemps, mais les dépenses des ménages sont restées solides. Les investissements directs étrangers nets (capitaux investis durablement par des entreprises étrangères, moins les investissements canadiens à l’étranger) ont été positifs pour la première fois depuis plus de dix ans.

Écarts sectoriels et régionaux

Les effets ont été concentrés selon les secteurs et les régions, avec des impacts inégaux entre provinces. L’analyse souligne aussi la forte dépendance du Canada au commerce avec les États-Unis. Le rapport indique que les perturbations commerciales ont mis en lumière des faiblesses plus larges, dont la faible progression de la productivité (capacité à produire plus avec les mêmes moyens), ce qui réduit la capacité à encaisser de futurs chocs économiques. Il précise que détourner une partie du commerce des États-Unis exigerait de nouvelles chaînes d’approvisionnement (réseaux permettant de produire et livrer des biens) et de nouvelles infrastructures. La politique budgétaire (dépenses et impôts décidés par l’État) est aussi présentée comme un levier croissant pour soutenir la diversification des exportations. Le dernier budget fédéral vise à doubler les exportations hors États-Unis d’ici 2035. Il comprend aussi des mesures pour soutenir les infrastructures et accélérer les grands projets.

Se positionner pour la diversification commerciale

Comme le choc de droits de douane américains l’an dernier a eu des effets très inégaux, il peut y avoir des opportunités en misant sur ces écarts entre secteurs. L’économie a tenu en 2025, mais certaines industries dépendantes du marché américain restent sous pression. Cela plaide pour une approche prudente sur les grands indices actions canadiens, comme ceux qui suivent le TSX 60 (indice des 60 plus grandes capitalisations à Toronto). On peut envisager des stratégies liées à la volonté du gouvernement de réduire la dépendance aux États-Unis. Cela pourrait passer par l’achat d’options d’achat (calls, droit d’acheter un actif à un prix fixé) sur de grands groupes canadiens du rail et des infrastructures portuaires, qui pourraient profiter de l’obligation infrastructure de 15 milliards de dollars canadiens (financement via émission de dette) annoncée pour moderniser les corridors commerciaux du Pacifique et de l’Atlantique. En parallèle, on peut regarder des options de vente de protection (puts, droit de vendre à un prix fixé pour se couvrir) sur des ETF industriels (fonds cotés en Bourse qui répliquent un panier d’actions) exposés aux frictions commerciales, alors que les données de février 2026 montrent une baisse de 0,8 % des livraisons manufacturières. Pour le dollar canadien, ce tableau suggère une volatilité (variations de prix) persistante face au dollar américain. La paire USD/CAD (taux de change dollar US/dollar canadien) ayant évolué dans une fourchette étroite sur la majeure partie du premier trimestre, vendre un strangle d’options (vendre simultanément une option d’achat et une option de vente, à des prix d’exercice différents) peut être une stratégie pour encaisser une prime (revenu de l’option) en misant sur des mouvements hésitants plutôt que sur une direction nette. La devise est tiraillée entre une consommation intérieure solide et un commerce extérieur plus fragile. La position de la Banque du Canada offre aussi un angle, la productivité en berne restant un sujet central. Les probabilités implicites (probabilités déduites des prix de marché) issues des swaps indexés au jour le jour (contrats de taux qui reflètent les anticipations de politique monétaire à court terme) indiquent désormais près de 40 % de chance d’une baisse de taux d’ici juillet, ce qui traduit des fragilités sous-jacentes. On a observé une dynamique comparable en 2019, où la faiblesse de certains secteurs a fini par pousser la banque centrale à agir, rendant les contrats à terme (futures, contrats standardisés pour acheter/vendre plus tard) misant sur une baisse des taux plus attractifs comme couverture (hedge, protection contre un risque).

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