Conditions du cessez-le-feu et médiation régionale
Le Pakistan, présenté comme un intermédiaire entre les États-Unis et l’Iran, a demandé à Trump d’approuver un cessez-le-feu de deux semaines et de prolonger une échéance liée à la fin du blocage par l’Iran du pétrole du Golfe. Cette demande intervient alors que les tensions se sont accrues dans le conflit avec l’Iran. Un responsable iranien a déclaré que des discussions avec les États-Unis se tiendront à Islamabad afin de finaliser les détails dans un délai maximal de 15 jours. L’Iran a indiqué que la réunion commencerait vendredi et pourrait être prolongée si les deux parties l’acceptent. Les prix du pétrole ont augmenté depuis l’intensification du conflit, alimentant les craintes de perturbations d’approvisionnement et renforçant la pression inflationniste. Une inflation plus élevée peut limiter la capacité des banques centrales à baisser les taux, ce qui peut peser sur la demande d’or, un actif qui ne verse pas de rendement (pas d’intérêt). Les marchés surveillent aussi le compte rendu (« minutes ») de la réunion de mars de la Réserve fédérale (Fed), c’est-à-dire la banque centrale américaine, attendu mercredi.Retour du calme et positionnement tactique
Avec un or proche de 4 815 $, ce cessez-le-feu de deux semaines peut ouvrir la voie à une correction après les récents sommets liés à la « prime de guerre » (hausse des prix due au risque géopolitique). Les opérateurs peuvent envisager des stratégies baissières de court terme, comme l’achat de puts (options de vente, qui gagnent en valeur si le prix baisse) ou la mise en place de bear call spreads (stratégie utilisant des options d’achat pour parier sur une baisse ou une hausse limitée). La réouverture du détroit d’Ormuz — par lequel transite plus de 20 % du pétrole mondial — pourrait provoquer un repli marqué du brut. Le WTI, c’est-à-dire le pétrole américain de référence, avait fortement bondi pendant le blocage, rappelant les chocs d’offre du début 2025. Les intervenants sur les produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif) peuvent chercher à vendre des contrats à terme sur le pétrole (futures) ou acheter des puts sur de grands ETF énergétiques (fonds cotés répliquant un panier d’actions du secteur) afin de profiter de ce possible soulagement sur l’offre. Nous anticipons aussi un net recul de la volatilité implicite, c’est-à-dire la volatilité attendue par le marché et intégrée dans le prix des options. L’indice VIX, baromètre de la peur sur les actions américaines, qui a probablement dépassé le seuil de crise de 35 pendant le conflit, pourrait reculer fortement. Vendre des futures sur le VIX ou des options d’achat (calls) est une façon directe de jouer une normalisation de la perception du risque. Mais ce cessez-le-feu est explicitement temporaire, et des négociations peuvent échouer en moins de 15 jours. Cela signifie que toute baisse du pétrole et de l’or peut aussi offrir l’occasion d’acheter une protection moins chère à horizon plus long, en cas de nouvelle escalade. Une approche consiste à regarder des options d’achat très éloignées du prix actuel (« out of the money », donc encore non rentables au niveau de prix actuel) sur l’or et le pétrole, avec des échéances d’environ un mois, pour se positionner sur un retour rapide des tensions.
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