Prix du pétrole et risques d’inflation
Les prix du pétrole restent élevés. Une nouvelle escalade pourrait alimenter l’inflation (hausse générale des prix) et freiner la croissance. La zone euro importe plus d’énergie qu’elle n’en exporte, alors que les États-Unis sont exportateurs nets. Les données d’inflation de la zone euro montrent l’IPCH (indice des prix à la consommation harmonisé, indicateur officiel comparable entre pays de l’UE) à +1,2% sur un mois en mars, contre +0,6% en février, et à +2,5% sur un an, contre +1,9%. Aux États-Unis, l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation pour les ménages américains) attendu plus tard cette semaine est estimé à +0,9% sur un mois, contre +0,3% en février, et à +3,3% sur un an, contre +2,4%. Les marchés anticipent une Fed (banque centrale américaine) plutôt immobile sur les taux, tout en intégrant jusqu’à deux hausses de taux de la BCE (Banque centrale européenne) d’ici la fin de l’année. Le président de la Fed de New York, John Williams, a indiqué que la politique monétaire est « bien placée pour attendre et observer » et a estimé que la guerre pourrait ajouter « un ou deux dixièmes » à l’inflation sous-jacente (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation). Le membre de la BCE Pierre Wunsch a jugé possibles plusieurs hausses de taux si la crise iranienne se prolonge.Divergence de politique monétaire et implications de marché
Les dernières données d’inflation de mars mettent en évidence une divergence : l’inflation américaine reste élevée à 3,5% alors que l’IPCH de la zone euro est retombé à 2,4%. Cela change les anticipations par rapport à 2025. Désormais, les marchés de produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif comme une devise, un taux ou une matière première) donnent une probabilité plus forte à une baisse des taux de la BCE avant celle de la Fed. Dans ce contexte, il est risqué de supposer automatiquement un dollar plus fort lors des épisodes de tension. Le point clé est l’effet sur l’inflation et, par ricochet, sur la trajectoire des taux des banques centrales. Des positions « longues » sur la volatilité de l’EUR/USD (stratégies qui gagnent si les variations de cours augmentent, souvent via des options) peuvent servir de couverture si l’écart de politiques monétaires se creuse. Avec un Brent au-dessus de 90 dollars le baril, toute aggravation des tensions au Moyen-Orient pourrait conforter une Fed restrictive (tendance à maintenir des taux élevés) tout en compliquant la situation économique européenne. L’inflation peut reprendre le dessus sur le rôle traditionnel de valeur refuge du dollar. Dans cette optique, les stratégies sur produits dérivés peuvent se concentrer sur la divergence de politiques monétaires. Des options (contrats donnant un droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) visant un EUR/USD évoluant dans une fourchette ou en légère hausse — par exemple vendre des puts très éloignés du cours (options de vente « hors de la monnaie », c’est‑à‑dire avec un prix d’exercice bien inférieur au cours actuel) — peuvent être envisagées avec prudence. La volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché et intégrée dans le prix des options) sur la paire reste relativement faible, ce qui peut sous-estimer le risque d’un mouvement brutal déclenché par la prochaine statistique d’inflation ou un titre géopolitique.
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