Hausse des risques pour l’euro
Radev a déclaré que si le choc se transmet aux salaires, aux marges des entreprises (leur niveau de profit) et aux anticipations d’inflation, le coût d’une réaction tardive augmenterait, ce qui plaiderait pour une réponse plus rapide de la politique monétaire. Il a aussi jugé qu’il était trop tôt pour savoir s’il y aurait suffisamment de données pour trancher clairement lors de la réunion d’avril de la BCE. Le membre du Conseil des gouverneurs Pierre Wunsch a estimé que la BCE pourrait devoir commencer à relever ses taux dès avril et continuer de durcir sa politique si le choc énergétique persiste. L’inflation est montée à 2,5% en mars, et il a averti qu’elle pourrait encore accélérer si des effets de second tour apparaissent. L’euro reste la devise la plus en retrait, alors que les capitaux sortent de la région pour aller vers des monnaies offrant des rendements plus élevés (devises de pays où les taux d’intérêt sont plus élevés). La guerre en Iran et le choc énergétique associé créent des risques importants pour la croissance et le moral en Europe. La BCE se retrouve face à un arbitrage difficile: une croissance qui ralentit, mais une inflation qui remonte. L’impact direct de coûts de l’énergie durablement élevés se voit déjà: le Brent (référence mondiale du prix du pétrole) a bondi de plus de 40% depuis le début du conflit fin de l’an dernier, et s’échange désormais au-dessus de 125 dollars le baril. Cela frappe fortement l’industrie, surtout en Allemagne, où les commandes industrielles reculent pour un troisième mois consécutif. Le dernier PMI manufacturier de la zone euro à 45,8 (indice d’activité: sous 50, l’activité se contracte) signale clairement une contraction plus marquée.Volatilité des marchés et arbitrages de politique monétaire
Les responsables de la BCE s’inquiètent d’effets de second tour (quand une hausse initiale des prix de l’énergie entraîne ensuite des hausses de salaires et des prix hors énergie). Ils évoquent les erreurs de 2022, lorsqu’ils ont été jugés trop lents face à la première montée de l’inflation. Ce souvenir les pousse vers une position plus stricte aujourd’hui, même si l’économie s’affaiblit. Cette tension entre une banque centrale au ton restrictif et une économie qui se dégrade alimente l’incertitude. La volatilité des actions européennes augmente: l’indice VSTOXX (mesure de la volatilité attendue sur les actions de la zone euro) a progressé de plus de 30% depuis l’aggravation du conflit au quatrième trimestre 2025. Pour les intervenants sur produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme une action ou une devise), cela signifie que les primes d’options (le prix payé pour acheter une option) deviennent plus élevées, ce qui reflète un risque accru de mouvements brusques. Compte tenu de la pression sur l’économie, la trajectoire la plus probable pour l’euro est une baisse, surtout face au dollar. Le taux de change EUR/USD est déjà passé de plus de 1,10 l’automne dernier à moins de 1,05 récemment, et une poursuite du recul paraît plausible. Cela peut se gérer en envisageant l’achat de puts sur l’euro (options donnant le droit de vendre à un prix fixé, utilisées pour profiter d’une baisse ou se couvrir) ou la mise en place de spreads baissiers en puts (stratégie combinant l’achat et la vente de puts à des prix d’exercice différents pour réduire le coût, en échange d’un gain potentiel plafonné).
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