Perspectives à court terme du dollar
Au cours de la dernière semaine, ils constatent une amélioration du sentiment sur fond d’espoirs de désescalade, le Brent ayant reflué après des sommets en début de semaine proches de 119 USD le baril. Ils ajoutent que les anticipations de taux « hawkish » (attente d’une politique monétaire plus stricte, donc des taux plus hauts) se sont modérées et que le dollar a évolué de façon contrastée face aux autres devises du G10 (groupe des grandes devises des pays développés). Selon eux, si une désescalade devient crédible, le dollar pourrait revenir à une légère tendance à la baisse, à mesure que les risques énergétiques se dissipent. Un USD plus faible plus tard dans l’année serait lié à un recul marqué du pétrole au second semestre 2026, mais la baisse du billet vert pourrait rester limitée grâce à la vigueur de l’économie américaine et à la demande de valeurs refuge. Le scénario initial pour 2026, qui misait sur un dollar plus faible, n’est plus d’actualité. Ils ont révisé leur analyse en faveur d’un USD plus fort dans les prochains mois, porté par le pétrole et une économie américaine résiliente. Le Dollar Index (DXY) a récemment atteint un plus haut de six mois à 106,50, illustrant ce changement de dynamique. Dans un marché dominé par les tensions au Moyen-Orient, l’incertitude reste élevée. Le reflux récent du Brent depuis son pic proche de 119 USD montre la rapidité avec laquelle le sentiment peut se retourner au gré des nouvelles de désescalade.Implications pour le trading et la couverture
Le solide rapport sur l’emploi de mars, faisant état de 295 000 créations de postes alors que le chômage est resté bas à 3,7 %, conforte une Fed « hawkish » (plus stricte). Cela a fortement réduit la probabilité de baisses de taux intégrées dans les marchés à terme (contrats reflétant les anticipations de taux). Il peut donc être pertinent d’envisager des produits liés aux taux (instruments financiers dont la valeur dépend des taux), orientés vers un maintien des taux jusqu’à l’été. Le pétrole demeure le principal moteur de la trajectoire du dollar, d’où l’intérêt de structurer les positions autour des prix de l’énergie. Même si le Brent a reflué vers 114 USD le baril, ce niveau élevé continue de pénaliser les économies importatrices d’énergie comme le Japon et l’Europe. Dans ce contexte, vendre EUR/USD à découvert (parier sur une baisse de la paire) ou acheter des options d’achat USD/JPY (droit d’acheter la paire à un prix défini, pour profiter d’une hausse) peut rester attractif tant que le choc énergétique persiste. Même en cas de désescalade et de baisse du pétrole plus tard dans l’année, le potentiel de repli du dollar semble limité. La croissance du PIB américain est actuellement estimée à 2,1 % en rythme annualisé (taux extrapolé sur un an), nettement au-dessus des 0,5 % de la zone euro, un schéma observé sur une grande partie de 2025. Cette résilience suggère qu’une stratégie consistant à vendre des options de vente très hors de la monnaie sur le DXY (options de vente avec un prix d’exercice éloigné, donc peu probables d’être exercées) afin d’encaisser une prime (revenu perçu à la vente de l’option) peut être envisagée, en pariant sur une faiblesse limitée.
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