L’appétit pour le risque se renforce
L’Iran a indiqué avoir reçu la proposition de cessez-le-feu via le Pakistan, tout en précisant qu’il n’accepterait ni ultimatum ni pression. Il a aussi rejeté l’idée de rouvrir le détroit d’Ormuz (passage maritime stratégique pour le pétrole) en échange d’un « cessez-le-feu temporaire ». Un article de Reuters indiquait plus tôt que les deux pays discutaient d’un accord en deux étapes, incluant des plans visant à mettre fin aux hostilités d’ici lundi. Au Royaume-Uni, l’attention se porte sur la possibilité que la Banque d’Angleterre relève ses taux lors de prochaines réunions, dans le contexte des tensions au Moyen-Orient. La semaine dernière, le gouverneur Andrew Bailey a déclaré à Reuters qu’une action pourrait être nécessaire si un choc sur les prix du pétrole devenait déterminant. Il a averti que des hausses durables de l’énergie pourraient peser sur la croissance. Aux États-Unis, les marchés attendent l’ISM des services (enquête mensuelle auprès des entreprises de services, utilisée comme baromètre de l’activité) pour mars à 14h00 GMT. Le consensus l’attend à 55,0, contre 56,1 en février.Options et perspectives de volatilité
Les opérateurs sur options (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou vendre une devise à un prix fixé) notent que la volatilité implicite à un mois sur la paire GBP/USD a baissé de plus de 9% à 7,8% en 48 heures. La volatilité implicite correspond à l’amplitude de fluctuations que le marché anticipe, telle qu’elle est « intégrée » dans le prix des options. Si la voie diplomatique reste ouverte, cette volatilité pourrait encore se contracter. À l’inverse, un titre indiquant l’échec des discussions provoquerait un retournement brutal. La situation reste compliquée à cause de l’énergie, qui influence directement la réflexion de la Banque d’Angleterre. Le Brent (référence du pétrole en Europe) restant au-dessus de 90 dollars le baril, les propos plus fermes (« hawkish », c’est-à-dire plus favorables à une politique de taux élevés pour freiner l’inflation) du gouverneur Bailey sur l’inflation liée à l’énergie continuent de peser. Ce risque d’inflation soutient la livre, même si les tensions géopolitiques se calment. Aux États-Unis, l’inflation PCE sous-jacente (mesure préférée de la Fed, hors énergie et alimentation, pour suivre la tendance de l’inflation) est ressortie à 2,6% sur un an, un niveau jugé plus maîtrisable. Cet écart donne à la Réserve fédérale plus de marge que la Banque d’Angleterre, davantage contrainte par le coût des importations d’énergie. Cette différence pourrait continuer d’orienter les changes même après la dissipation des annonces géopolitiques. Lors des perturbations du transport maritime en mer Rouge fin 2025, une dynamique comparable avait été observée. Le rebond initial du dollar, lié au mode « risk-off » (recherche de sécurité), s’était vite essoufflé lorsque les marchés avaient intégré les effets inflationnistes pour l’Europe et le Royaume-Uni. L’expérience montre que les conséquences sur la politique monétaire comptent plus que la réaction immédiate. Pour la suite, les chiffres clés seront le rapport sur l’emploi américain de vendredi, puis l’inflation CPI la semaine prochaine (indice des prix à la consommation, mesure très suivie de l’inflation). Un marché du travail solide combiné à une inflation persistante pourrait inverser rapidement la faiblesse récente du dollar et tester la vigueur de la livre.
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