Négociations de cessez-le-feu et risque lié à l’échéance
Le président Donald Trump a menacé l’Iran de frappes sur des centrales électriques et d’autres infrastructures civiles si le détroit d’Ormuz n’est pas rouvert. Il a fixé une échéance à mardi 20h (heure de la côte Est des États-Unis), tandis que Téhéran a rejeté l’ultimatum et a poursuivi des attaques contre des actifs énergétiques au Moyen-Orient. Les actions américaines sont aussi sous pression, car le marché s’attend de plus en plus à ce que la Réserve fédérale (la banque centrale des États-Unis, souvent appelée « Fed ») reporte les baisses de taux. L’attention se porte sur les dernières « Minutes » du FOMC (le compte rendu détaillé de la réunion du comité de politique monétaire de la Fed), pour y chercher des indications sur la direction future de la politique monétaire. Le Dow Jones Industrial Average (indice boursier regroupant 30 grandes actions américaines très échangées) est pondéré par le prix (les actions au cours élevé pèsent davantage), et non par la capitalisation boursière (la valeur totale de l’entreprise en Bourse). Il est calculé à l’aide d’un diviseur (un coefficient technique qui sert à maintenir la continuité de l’indice malgré les splits et autres ajustements) actuellement fixé à 0,152. La théorie de Dow (méthode d’analyse qui compare l’indice Dow Jones et l’indice des transports Dow Jones, et utilise les volumes d’échanges — le nombre de titres échangés — pour confirmer une tendance) est souvent citée par les analystes. Le DJIA peut être négocié via des ETF (fonds indiciels cotés en Bourse) comme le DIA, des contrats à terme (produits dérivés qui fixent un prix pour une date future), des options (droits d’acheter ou de vendre à un prix donné), et des fonds communs de placement.Volatilité attendue et couverture
Les informations contradictoires sur les discussions États-Unis–Iran, combinées à une échéance ferme dès demain, créent une configuration typique d’un pic de volatilité (fortes variations des prix). Cela pourrait facilement ramener l’indice VIX (indice de la volatilité implicite du S&P 500, souvent appelé « baromètre de la peur ») au-dessus de 20, un niveau dépassé au début du conflit Russie–Ukraine en 2022. Dans ce contexte, acheter une protection de court terme sur des contrats à terme d’indices (couverture visant à limiter les pertes en cas de baisse) paraît prudent. Toute escalade près du détroit d’Ormuz affecterait immédiatement les prix de l’énergie, comme lors des tensions régionales en 2024 et 2025, quand le pétrole a brièvement dépassé 90 dollars le baril. Les traders devraient surveiller les contrats à terme WTI sur l’échéance la plus proche (WTI : pétrole américain de référence ; « front-month » : le contrat qui arrive à expiration le plus tôt). Une hausse durable au-delà de ce niveau signalerait un retour des pressions inflationnistes. Cela pèserait directement sur les valeurs du transport et de l’industrie du Dow Jones, comme Boeing et Caterpillar. Cette tension géopolitique complique la prochaine décision de la Fed, car une hausse du coût de l’énergie peut aggraver une inflation déjà persistante. Les dernières données CPI (indice des prix à la consommation) montrent une inflation sous-jacente (inflation « core », qui exclut en général l’énergie et l’alimentation, plus volatiles) toujours au-dessus de 3%. En conséquence, la probabilité d’une baisse de taux avant le troisième trimestre, auparavant estimée au-dessus de 70%, serait passée sous 50% selon les contrats à terme sur taux (produits qui reflètent les anticipations de taux d’intérêt). Compte tenu du caractère binaire de l’échéance iranienne (issue pouvant basculer dans un sens ou dans l’autre), des stratégies sur options qui gagnent en cas de forte variation dans un sens ou dans l’autre, comme un straddle acheteur (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice) sur l’ETF SPDR Dow Jones (DIA), peuvent être pertinentes. Pour ceux qui ont une opinion directionnelle, des spreads de calls ou de puts (stratégies combinant l’achat et la vente d’options pour limiter le risque) permettent de cadrer le risque tout en se positionnant sur un fort rebond en cas d’accord, ou une chute en cas d’action militaire. La volatilité implicite élevée (volatilité attendue intégrée dans le prix des options) rend la vente de prime d’option (encaisser le prix des options en les vendant) risquée avant le passage de l’échéance.
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