Pourparlers de cessez-le-feu et tensions en hausse
Le président Donald Trump a adressé un ultimatum à l’Iran, avertissant de frappes contre des centrales électriques et d’autres infrastructures civiles si le détroit d’Ormuz n’est pas rouvert. Il a fixé une échéance à mardi 20h (heure de la côte est américaine) et a menacé de déchaîner « l’enfer » sur l’Iran. Téhéran a rejeté cet ultimatum et les attaques visant des installations énergétiques au Moyen-Orient se poursuivent. Les actions américaines subissent aussi la pression des attentes d’un report des baisses de taux de la Réserve fédérale (la banque centrale des États-Unis). Les marchés surveillent la publication des minutes du FOMC (le comité de politique monétaire de la Fed, qui décide des taux) pour y chercher des indices sur la suite, si l’inflation reste élevée. Le marché rebondit sur l’espoir d’un cessez-le-feu entre Washington et Téhéran, mais la situation reste très tendue. L’ultimatum du président Trump, avec une échéance mardi soir, crée un scénario « tout ou rien » susceptible de provoquer une forte volatilité (des variations de prix rapides et importantes). Le calme actuel est fragile et pourrait se rompre rapidement. Le principal risque est une flambée rapide des prix de l’énergie si le conflit autour du détroit d’Ormuz s’aggrave. Lors du choc géopolitique du début 2022, le WTI (prix de référence du pétrole américain) avait bondi de plus de 35% en moins de deux semaines, pesant fortement sur les marchés. Il faut donc surveiller le VIX (indice de volatilité du S&P 500, souvent appelé « baromètre de la peur ») via ses options (contrats qui donnent le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé). Le VIX est actuellement bas, mais il peut remonter rapidement vers 25-30, comme lors de précédents conflits.Se positionner pour une volatilité plus élevée
Compte tenu de l’incertitude à court terme, certains opérateurs peuvent envisager des stratégies qui profitent d’un fort mouvement, à la hausse comme à la baisse. Par exemple, acheter un straddle (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice) ou un strangle (call et put à des prix d’exercice différents) sur de grands indices comme le SPX (indice S&P 500) ou le QQQ (ETF répliquant le Nasdaq 100), avec des échéances très courtes, peut permettre de se positionner sur la volatilité autour de l’échéance de mardi. L’idée est de miser sur la réaction du marché plutôt que de deviner l’issue de l’ultimatum. Au-delà de l’épisode géopolitique, l’inflation reste un sujet, notamment depuis 2024, lorsque le CPI « core » (inflation sous-jacente, qui exclut généralement l’énergie et l’alimentation, plus volatiles) a eu du mal à repasser sous 3%. C’est une raison pour laquelle la Fed hésite à baisser ses taux. Des taux plus élevés plus longtemps peuvent limiter tout rebond, même en cas de cessez-le-feu. Des approches par secteurs peuvent aussi être envisagées, comme des options d’achat (call options) sur des ETF d’énergie, qui servent de couverture (protection) en cas d’escalade. À l’inverse, la technologie et d’autres valeurs de croissance dites « de longue durée » (actions dont une grande partie de la valeur dépend de profits attendus loin dans le futur, donc très sensibles aux taux) restent exposées à un retour de l’aversion au risque et à l’hypothèse de baisses de taux repoussées. Ces segments peuvent subir de fortes baisses si la situation avec l’Iran se dégrade ou si la Fed adopte un ton plus restrictif (hawkish, c’est-à-dire favorable à des taux plus élevés pour combattre l’inflation).
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