Détails de la phase de cessez-le-feu
La source a indiqué que la phase de cessez-le-feu inclurait la réouverture du détroit d’Ormuz (voie maritime stratégique par laquelle transite une part importante du pétrole mondial). Un accord final suivrait dans un délai de 15 à 20 jours. La proposition d’accord final prévoirait que l’Iran renonce à l’arme nucléaire (capacité de fabriquer une bombe). En contrepartie, l’Iran obtiendrait un allègement des sanctions (réduction des restrictions économiques) et la restitution d’avoirs gelés (fonds immobilisés à l’étranger). Par ailleurs, le chef de l’armée pakistanaise a eu des échanges téléphoniques avec le vice-président américain JD Vance, l’envoyé spécial américain Steve Witkoff et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi. Ces appels ont été rapportés comme liés au même ensemble de discussions. Sur les marchés, le dollar américain n’a pas réagi immédiatement après l’article. Au moment de la rédaction, l’indice du dollar (DXY, indicateur de la valeur du dollar face à un panier de grandes devises) s’inscrivait légèrement en baisse, autour de 100,12.Implications pour les transactions de marché
Les marchés restent très sensibles aux titres sur le Moyen-Orient, comme on l’a vu avec le projet d’accord en deux étapes en 2025. Alors que les contrats à terme (futures, contrats d’achat/vente à une date future) sur le Brent ont récemment testé 95 dollars la semaine dernière sur fond de tensions, tout signe de désescalade (baisse des tensions) pourrait inverser rapidement la tendance. Les intervenants sur les produits dérivés (instruments financiers dont le prix dépend d’un actif, comme le pétrole) peuvent envisager de se positionner sur une baisse du pétrole, par exemple en achetant des options de vente (put options, droit de vendre à un prix fixé) sur des ETF pétrole (fonds cotés répliquant le prix du pétrole), car la « prime de risque géopolitique » (surcoût lié au risque de conflit) pourrait disparaître rapidement des prix. La volatilité (ampleur des variations de prix) est un autre point clé, car le risque géopolitique en est un moteur important. Le VIX (indice de volatilité implicite du S&P 500, souvent vu comme un baromètre de la peur) évolue au-dessus de sa moyenne de long terme, à 19,5 vendredi, signe d’incertitude. Si des rumeurs crédibles de paix réapparaissent, on peut s’attendre à un net recul de la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, déduite du prix des options), ce qui peut rendre pertinente une stratégie consistant à vendre des contrats à terme VIX (parier sur une baisse du VIX) ou des options d’achat (call options, droit d’acheter à un prix fixé) sur le VIX. Une désescalade serait globalement favorable aux actions, en réduisant les coûts de l’énergie (intrants énergétiques) et en améliorant la confiance des investisseurs. L’épisode de 2022, après l’invasion de l’Ukraine, a montré à quel point les marchés réagissent au risque énergétique géopolitique. Dans ce contexte, se préparer à acheter des options d’achat sur de grands indices comme le S&P 500 (indice boursier large des actions américaines) permettrait de profiter d’un éventuel rebond de soulagement. Même si la nouvelle de 2025 avait eu peu d’effet immédiat sur le dollar, un accord confirmé affaiblirait probablement la devise américaine. Un recul du risque mondial réduit l’attrait du dollar en tant que valeur refuge (monnaie recherchée en période de stress). Cette mécanique a contribué à porter le DXY à 105,8 ce trimestre sur fond d’inquiétudes liées aux données économiques européennes. Il faudrait donc surveiller des opportunités de vendre le dollar (parier sur sa baisse) face à des devises d’économies importatrices de matières premières, comme le yen japonais, si les discussions de paix progressent.
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