Faiblesse du dollar et risques au Moyen-Orient
Les marchés se concentrent sur la possibilité d’un retour à la normale des flux d’énergie via le détroit d’Ormuz. Cette route est décrite comme pratiquement fermée, ce qui pourrait provoquer un choc des prix de l’énergie (hausse brutale des prix) si la situation dure des semaines ou des mois. Les marchés des changes (marché où l’on échange des monnaies) pourraient rester instables tant que le conflit et les perturbations d’approvisionnement continuent. L’instabilité (volatilité : variations rapides et fortes des prix) a davantage augmenté sur les monnaies des pays émergents (EM : pays en développement) que sur le G10 (groupe des 10 grandes monnaies les plus échangées). L’indicateur JPMorgan de volatilité sur un mois des monnaies des pays émergents est à son plus haut niveau depuis avril dernier, après les annonces de droits de douane (taxes sur les importations) du président Trump lors du « Liberation Day ». La volatilité des monnaies du G10 reste bien en dessous des niveaux d’avril dernier. Le dollar américain est de nouveau sous pression, et nous nous souvenons d’une situation similaire l’an dernier après une brève désescalade (baisse des tensions) au Moyen-Orient. À l’époque, le Dollar Index avait fortement reculé vers 98,88 après avoir échoué à franchir 100,00. Aujourd’hui, avec un indice actuellement bien plus haut, autour de 104,35, les enseignements de la baisse de 2025 sont importants pour notre positionnement (façon dont on répartit ses investissements et ses paris de marché).Positionnement et couverture
L’an dernier, la décision du président Trump de mettre en pause une action militaire contre l’Iran a temporairement réduit la prime de risque du dollar (supplément de valeur lié au rôle de refuge en période de stress). Une prime similaire se forme aujourd’hui, en raison de craintes sur les chaînes d’approvisionnement (réseau de production et de transport des biens) et de tensions diplomatiques en Asie. Toute bonne nouvelle soudaine pourrait déclencher une baisse rapide du dollar, comme en 2025. Le point principal reste le risque pour les approvisionnements en énergie, centré sur le détroit d’Ormuz en 2025. Même si ce problème précis a été réglé, des perturbations récentes dans d’autres routes maritimes clés ont déjà fait monter le Brent (pétrole de référence mondial) de 4 % ce mois-ci, au-delà de 91 $ le baril. Cela rappelle qu’un choc négatif des prix de l’énergie pour l’économie mondiale reste un risque постоян. Il faut s’attendre à des marchés des changes instables, ce qui rend les produits dérivés utiles (contrats financiers dont la valeur dépend d’un prix, comme une monnaie). L’an dernier, la mesure JPMorgan de la volatilité des monnaies émergentes a grimpé bien plus que celle du G10 pendant la crise. Les traders (intervenants qui achètent et vendent à court terme) peuvent envisager d’acheter des options (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé) sur des monnaies émergentes, car elles réagissent souvent plus fortement aux nouvelles géopolitiques que les grandes monnaies. Même si la volatilité des monnaies du G10 reste sous les pics observés после les annonces de droits de douane du « Liberation Day » d’avril dernier, elle remonte progressivement. Vu la force actuelle du dollar, acheter des options de vente (put : option qui gagne si le prix baisse) très loin du prix actuel (out-of-the-money : option qui n’aurait pas de gain si elle était exercée tout de suite) sur le Dollar Index peut être une couverture (hedge : protection contre une baisse) à coût limité. Cela prépare les portefeuilles (ensemble d’investissements) à un retournement rapide si les tensions géopolitiques se calment de façon inattendue.
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