Réaction du marché et prix immédiats
Au moment de la rédaction, le West Texas Intermediate (WTI, un pétrole de référence américain) baissait de 0,31% sur la journée à 94,67$. Les forces américaines ont frappé des sites de missiles iraniens sur la côte près du détroit d’Ormuz. Cette action vise des installations renforcées considérées comme une menace pour le transport maritime international. La réaction du marché a été limitée, et le pétrole WTI a légèrement reculé. Cette baisse du WTI semble peu liée au risque géopolitique (tensions entre États pouvant perturber le commerce) et vient probablement de facteurs américains. Le dernier rapport de l’Energy Information Administration (agence américaine qui publie des données sur l’énergie) a montré une hausse surprise des stocks de 3,2 millions de barils à Cushing, Oklahoma (grand centre de stockage et point de livraison du WTI), ce qui réduit les craintes de manque à court terme aux États-Unis. Cela indique que le marché physique (pétrole réellement disponible, pas seulement les contrats financiers) est bien approvisionné, mais cela peut changer. L’indicateur principal à suivre n’est pas le prix au comptant (prix immédiat), mais la volatilité implicite (niveau de variations de prix attendu par le marché, déduit des prix des options). L’indice CBOE Crude Oil Volatility Index (OVX, indice basé sur les options qui mesure l’incertitude attendue sur le prix du pétrole) a déjà bondi de plus de 15% à 42,5, ce qui montre que les traders d’options anticipent une probabilité plus élevée de fortes variations à court terme. Cet écart entre un prix au comptant calme et un marché des options inquiet peut créer une opportunité.Leçons tirées des perturbations passées du transport maritime
Les perturbations du transport maritime en mer Rouge en 2025 ont montré que l’effet direct sur la production de pétrole n’est pas le seul élément. À cette période, la prime de risque (surcoût lié au danger) sur le Brent (pétrole de référence international) s’était élargie d’environ 10$ par baril à cause de la hausse des coûts de transport et d’assurance. Un conflit direct dans le détroit d’Ormuz aurait un effet plus fort et plus rapide. Le risque est très élevé: près de 21 millions de barils par jour, soit environ 20% de la consommation mondiale quotidienne, passent par ce passage étroit. Toute perturbation importante, ou même une menace crédible, pourrait faire grimper les prix bien au-delà des récents sommets. Le marché ne pourra pas l’ignorer longtemps. Compte tenu de la volatilité élevée, il faut envisager d’acheter des options d’achat hors de la monnaie (options qui ne rapportent que si le prix monte nettement; elles coûtent moins cher) sur le Brent avec des échéances en mai et juin (dates d’expiration des options). Cela permet de profiter d’une hausse possible tout en limitant la perte à la prime payée (coût de l’option). Des prix d’exercice (prix auquel l’option permet d’acheter) entre 105$ et 110$ offrent une façon moins coûteuse de se positionner en cas d’escalade. Il faut aussi surveiller l’écart entre le Brent et le WTI (différence de prix entre ces deux références). Cet écart, actuellement à 5,20$, devrait augmenter si la crise reste concentrée au Moyen-Orient, car le Brent réagirait plus que la référence américaine, plus protégée. Trader cet écart (prendre une position sur la différence de prix plutôt que sur un seul prix) est une autre façon de profiter de la situation. Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader maintenant.
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