Le S&P 500 fait face à un contexte macroéconomique plus difficile

by VT Markets
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Mar 13, 2026

Points clés

  • Le SP500 se négocie à 6690,15, en hausse de +6,53 (+0,10%), mais il reste sous ses moyennes mobiles (des courbes qui lissent les prix pour montrer la tendance) : MM10 6783,72, MM20 6832,41 et MM30 6856,65.
  • Les traders n’intègrent même plus totalement une baisse de taux de la Fed cette année, alors qu’ils en prévoyaient deux fin février.
  • Le Brent a bondi de plus de 10% à un moment, jusqu’à 101,59 $ le baril, et le dollar a gagné plus de 2% face à six grandes devises depuis le début de la guerre.

Le S&P 500 essaie de se stabiliser, mais le contexte économique général s’est dégradé. Les marchés s’ajustent à l’idée d’une guerre plus longue au Moyen-Orient, d’un pétrole proche de 100 $ le baril et d’une inflation plus difficile à faire baisser (hausse générale des prix).

Ce mélange pousse les traders à parler de stagflation (croissance qui ralentit alors que les prix continuent de monter). Reuters a indiqué que Wall Street a fortement reculé jeudi, avec la hausse du pétrole, et que les traders ont revu leurs attentes sur les taux et la croissance.

C’est un environnement compliqué pour les actions. Un pétrole plus cher agit comme une taxe indirecte pour les ménages et les entreprises : il augmente les coûts, réduit les bénéfices, pèse sur la confiance et fait souvent monter les rendements obligataires (le taux d’intérêt offert par les obligations). Si le choc dure, les traders peuvent continuer à réduire leur exposition aux grands indices plutôt que d’acheter rapidement après une baisse.

Si le pétrole reste proche de 100 $ et que les rendements restent élevés, le S&P 500 pourrait avoir du mal à rebondir durablement, avec des hausses qui s’essoufflent.

Les espoirs de baisse des taux se sont retournés rapidement

Le plus grand changement concerne les taux. Les traders n’intègrent même plus complètement une baisse de taux de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) cette année, alors qu’ils en prévoyaient deux fin février. C’est un changement important en peu de temps.

Les contrats à terme sur les fed funds (des contrats utilisés pour parier sur le futur taux directeur américain) repoussent les attentes de baisse. Les traders doutent davantage que la Fed puisse baisser les taux si l’inflation, poussée par l’énergie, reste un risque élevé.

La pression ne se limite pas aux États-Unis. Pour la Banque centrale européenne, les marchés intègrent désormais une hausse de taux d’ici juillet et une probabilité de 70% d’une seconde hausse d’ici décembre. En février, ils estimaient à environ 40% la probabilité d’une baisse de taux avant la fin de l’année.

Les rendements des Bunds (obligations d’État allemandes, référence en zone euro) ont atteint leur plus haut niveau en près de 2 ans et demi, tandis que le rendement du Trésor américain à deux ans (obligation d’État US à 2 ans) a touché un plus haut de six mois.

Pour les actions, cela compte car cela change le soutien des valorisations. Si le marché n’attend plus de baisses de taux, il perd un facteur qui aidait à limiter les baisses.

Si les banques centrales restent prudentes sur l’inflation la semaine prochaine, le S&P 500 pourrait rester sous pression, surtout dans les secteurs sensibles aux taux.

Le choc pétrolier reste le moteur principal

Le pétrole reste le facteur clé. Le Brent a grimpé de plus de 10% à un moment, jusqu’à 101,59 $ le baril. Reuters a ensuite indiqué qu’il était encore en hausse de 7,9% à 99,21 $ en séance asiatique, même après l’accord de l’AIE (Agence internationale de l’énergie) pour libérer un record de 400 millions de barils des réserves stratégiques (stocks publics d’urgence). La réaction est restée limitée, car les traders doutent que ces mesures compensent la baisse d’offre.

La volatilité du pétrole (amplitude des variations de prix) reste extrême. Reuters a rapporté que l’indice de volatilité du pétrole du Cboe, OVX (un indicateur de la volatilité implicite, donc de la peur/attente de fortes variations), a bondi à 121,01, son plus haut niveau depuis le choc COVID de 2020. Cela montre que les traders s’attendent à de fortes variations quotidiennes et à une visibilité faible.

Même les nouvelles plus favorables ne font que limiter les dégâts. Les États-Unis ont accordé une dérogation de 30 jours (autorisation temporaire) pour que des pays puissent acheter du pétrole russe sanctionné et des produits pétroliers bloqués en mer. La réaction est restée faible, car le problème plus large des flux d’énergie au Moyen-Orient n’est pas réglé.

Si la volatilité du pétrole reste élevée et que le trafic dans le détroit d’Hormuz (passage maritime clé pour le pétrole) reste perturbé, les actions pourraient rester lourdes, avec plus de sensibilité négative aux titres d’actualité.

La hausse du dollar ajoute un obstacle

La principale valeur refuge sur cette période est le dollar américain. L’indice du dollar (mesure de la force du dollar face à un panier de grandes devises) a gagné plus de 2% contre six grands rivaux depuis le début de la guerre, selon Reuters. Pour les actions américaines, un dollar plus fort peut durcir les conditions financières (financement plus coûteux) et réduire les bénéfices des groupes internationaux une fois convertis en dollars.

Un dollar plus ferme reflète aussi un stress mondial. Les traders achètent des dollars pour avoir de la liquidité (facilité à payer et à échanger) et se protéger contre le choc d’inflation. Cela arrive souvent quand l’appétit pour le risque baisse sur les obligations et les actions.

Si le dollar continue de monter, cela peut ajouter de la pression sur le S&P 500, surtout pour les secteurs exposés au monde, comme la technologie et l’industrie.

Analyse technique

Le S&P 500 évolue près de 6 690, en hausse de 0,10% sur la séance, alors que l’indice tente de se stabiliser après le recul depuis le pic à 7 017. La structure générale suggère un passage d’une dynamique haussière vers une correction à court terme (baisse temporaire après une hausse), avec un test de zones de soutien plus basses.

Sur le plan technique, l’indice reste sous plusieurs moyennes mobiles importantes à court terme (indicateurs de tendance). La moyenne mobile 5 jours (6 745) et la 10 jours (6 783) sont au-dessus du prix actuel et baissent, ce qui signale une pression à la hausse.

Les moyennes mobiles 20 jours (6 832) et 30 jours (6 856) sont aussi au-dessus, ce qui renforce un biais baissier à court terme, l’indice évoluant sous ce groupe de résistances (zones où la hausse bloque).

Un premier soutien (zone où les acheteurs reviennent) se situe vers 6 650–6 670, une zone qui a attiré des acheteurs après la forte baisse. Une cassure sous cette zone pourrait ouvrir la voie vers 6 550–6 600, où la demande était apparue plus tôt.

À la hausse, une première résistance se situe vers 6 740–6 780, puis une résistance plus forte près de 6 830, où se trouve la moyenne mobile 20 jours.

Au total, le S&P 500 semble en consolidation à court terme (phase de pause/oscillation) après avoir échoué à rester au-dessus de 7 000. Tant que l’indice ne repasse pas durablement la zone 6 780–6 830, la prudence peut dominer, avec un risque de nouvelle baisse avant un mouvement plus net.

Ce que les traders doivent surveiller ensuite

La série de réunions de banques centrales la semaine prochaine est importante, car les responsables doivent gérer à la fois l’inflation, les taux et une croissance plus lente. Ces réunions seront au centre de l’attention, car les perspectives de taux ont changé avec la guerre et le choc énergétique.

À très court terme, trois points sont à suivre : si le pétrole reste sous les récents sommets de panique, si les rendements continuent de monter, et si le S&P 500 récupère la première zone de résistance près de 6745,50 et 6783,72. Sans amélioration sur ces trois points, le rebond pourrait rester limité.

FAQ

  1. Pourquoi parle-t-on à nouveau du risque de stagflation sur les marchés ?
    La stagflation combine croissance faible et inflation élevée (hausse des prix). Les marchés évoquent ce risque car le pétrole a franchi 100 $ le baril, ce qui augmente les coûts d’énergie tout en pesant sur la croissance mondiale.
  2. Comment un pétrole cher affecte-t-il les marchés d’actions ?
    Un pétrole plus cher augmente les coûts de production et de transport des entreprises et réduit le pouvoir d’achat des consommateurs. Cela peut diminuer les bénéfices et peser sur les actions, comme celles du S&P 500.
  3. Pourquoi les investisseurs réduisent-ils leurs attentes de baisse des taux ?
    La hausse de l’énergie augmente le risque d’inflation, ce qui rend les banques centrales plus prudentes sur une baisse des taux. Les marchés n’intègrent désormais même plus totalement une baisse de taux de la Fed cette année, contre deux attendues fin février.
  4. Pourquoi les attentes sur les taux de la BCE montent-elles ?
    Les marchés intègrent une hausse des taux de la BCE d’ici juillet et une probabilité de 70% d’une deuxième hausse d’ici décembre. En février, ils voyaient environ 40% de chances d’une baisse avant la fin de l’année, ce qui montre l’ampleur du changement.
  5. Comment un dollar plus fort affecte-t-il le S&P 500 ?
    Un dollar plus fort peut peser sur les actions américaines car il durcit les conditions financières et réduit les revenus gagnés à l’étranger quand ils sont reconvertis en dollars.

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