Le déficit commercial se réduit et perspectives pour le dollar
La forte réduction du déficit commercial des biens des États-Unis en janvier est un signal haussier (signal de hausse) important pour le dollar. Cette amélioration de 17,5 milliards $ suggère soit une hausse des exportations (ventes à l’étranger), soit une baisse des importations (achats à l’étranger). Dans les deux cas, cela réduit la quantité de dollars disponible sur le marché mondial (marché où les monnaies s’échangent), ce qui peut soutenir la valeur du dollar. Nous y voyons un changement de fond qui renforce les perspectives de la monnaie pour les prochaines semaines. Ces données commerciales vont avec d’autres éléments : un rapport sur l’emploi de février plus fort que prévu (215 000 emplois créés) et des données de l’indice des prix à la consommation (mesure de l’inflation, c’est‑à‑dire la hausse générale des prix) qui restent au‑dessus de 3%. Une économie solide avec une inflation persistante donne à la Réserve fédérale (banque centrale des États‑Unis, qui fixe les taux d’intérêt) peu de raisons de baisser les taux. Cette différence de politique monétaire par rapport à d’autres banques centrales peut soutenir le dollar. Dans ce contexte, on peut envisager des stratégies avec des dérivés (produits financiers dont la valeur dépend d’un actif comme une monnaie), conçues pour profiter d’un dollar plus fort, surtout face à des monnaies dont les banques centrales sont plus accommodantes (plus enclines à baisser les taux). Acheter des options de vente (contrats donnant le droit de vendre à un prix fixé) sur l’EUR/USD, en visant des prix d’exercice (prix fixé dans le contrat) sous 1,05, semble intéressant. La volatilité implicite (niveau de variation attendu intégré dans le prix de l’option) reste raisonnable, ce qui donne un bon rapport risque/rendement si le dollar continue de monter. Côté actions, cela peut indiquer de la force pour les entreprises américaines tournées vers le marché intérieur et pour les exportateurs qui bénéficient d’une demande mondiale en reprise. On peut envisager des options d’achat (contrats donnant le droit d’acheter à un prix fixé) sur des ETF (fonds cotés en bourse, un panier d’actions) du secteur industriel, car ces entreprises profitent directement d’une reprise de la production suggérée par la balance commerciale. Au deuxième semestre 2025, ce secteur avait souffert des craintes de ralentissement mondial, ce qui marque un changement notable.Contexte historique et implications pour la stratégie
Les données de janvier contrastent avec le discours qui a dominé une grande partie de 2025, marqué par les inquiétudes liées à un déficit en hausse et à une demande intérieure plus faible. Des données de la période 2017-2018 montraient une tendance similaire : une économie plus forte et une Fed plus restrictive (prête à monter les taux ou à les maintenir élevés) avaient conduit à un dollar durablement plus performant. Nous pensons que ce nouveau chiffre suggère qu’un schéma comparable pourrait se mettre en place.
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