Recul des contrats à terme
Des réductions de production ont été signalées alors que le détroit d’Ormuz restait fermé en raison de la guerre avec l’Iran. Le Koweït a annoncé des réductions par précaution, tandis que la production du sud de l’Irak est tombée à 1,3 million de barils par jour contre 4,3 millions. Le ministre de l’énergie du Qatar a déclaré au Financial Times que les producteurs du Golfe pourraient arrêter les exportations dans quelques semaines. Le rapport indique que le pétrole pourrait atteindre 150 $ le baril. Donald Trump a déclaré dimanche que des prix du pétrole plus élevés étaient « un très petit prix à payer » pour vaincre l’Iran et garantir la paix mondiale. The Telegraph a rapporté qu’il a aussi écrit que l’Iran devait se rendre sans condition et qu’il aiderait à choisir son prochain dirigeant. Les marchés américains ont baissé la semaine dernière après des données sur l’emploi (le nombre de postes créés) plus faibles que prévu. Le Dow a terminé en baisse de 3 %, le S&P 500 a perdu 2 % et le Nasdaq 100 a reculé de 1,2 %. La hausse de l’énergie a influencé les attentes d’inflation (anticipations de hausse des prix) et le calendrier des baisses de taux (réductions des taux d’intérêt). Cette semaine, l’attention porte sur les données américaines CPI et PCE (deux indicateurs d’inflation : le CPI mesure les prix payés par les ménages, et le PCE mesure les prix liés aux dépenses des consommateurs), ainsi que sur les résultats d’Oracle, d’Adobe et de Hewlett-Packard Enterprise.Stratégie risque et volatilité
Avec des contrats à terme qui indiquent une forte baisse, la priorité immédiate est de limiter les pertes possibles et les mouvements brusques. On observe l’indice de volatilité du CBOE, ou VIX (un indicateur de stress des marchés basé sur les options du S&P 500), en hausse de plus de 20 % au-dessus de 25, ce qui montre une forte peur. Cela rend l’achat d’options de vente (contrats qui gagnent de la valeur si le prix baisse) sur de grands indices comme le SPX et le NDX (abréviations des indices S&P 500 et Nasdaq 100 utilisés sur les marchés d’options) une stratégie clé pour couvrir des portefeuilles ou parier sur une baisse. Le facteur principal est le choc pétrolier, et il faut se préparer à des prix de l’énergie durablement élevés. Les options d’achat (contrats qui gagnent de la valeur si le prix monte) sur les contrats à terme sur le pétrole (accords pour acheter ou vendre du pétrole à un prix fixé) ou sur des ETF du secteur de l’énergie comme XLE (fonds coté en bourse qui suit des actions du secteur énergie) donnent une exposition directe à cette prime de risque géopolitique (surcoût lié au risque de conflit). On a vu une situation similaire mi-2022, lorsque le WTI est resté au-dessus de 100 $ pendant des mois, période où l’énergie a été le seul secteur du S&P 500 à enregistrer des gains importants. Cet événement change fortement les attentes sur la politique de la Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis). La probabilité d’une baisse de taux d’ici la réunion de juin 2026 est tombée de plus de 60 % la semaine dernière à moins de 20 % selon les données CME FedWatch (outil qui estime les probabilités de décisions de taux à partir des prix de marché). On peut exprimer ce point de vue en achetant des options de vente sur des ETF d’obligations du Trésor, comme TLT (fonds coté qui suit des obligations d’État américaines à long terme), en pariant que les taux resteront plus élevés plus longtemps. Les données d’inflation de cette semaine sont maintenant le test le plus important pour le marché. Après le dernier CPI de base (inflation hors énergie et alimentation, pour mieux voir la tendance) en février, qui montrait une hausse annuelle tenace de 3,5 %, un nouveau chiffre élevé, poussé par l’énergie, pourrait confirmer une position restrictive de la Fed (politique visant à freiner l’inflation en gardant les taux élevés). On peut utiliser des options hebdomadaires à très courte échéance (contrats qui expirent rapidement) pour trader les fortes variations attendues autour des publications CPI et PCE. En regardant en arrière, on se rappelle comment les marchés ont réagi aux premières escalades en 2025 : une forte baisse liée à la peur, puis un rebond partiel une fois l’ampleur du conflit mieux comprise. Même si la protection contre une baisse est essentielle, il faut rester flexible, car les titres géopolitiques peuvent inverser la direction des marchés très vite. Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader maintenant.
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