Bob Savage déclare que les actifs de la zone euro restent vulnérables aux chocs énergétiques menés par l’Iran, tandis que la BCE appelle à la patience sur les taux d’intérêt

by VT Markets
/
Mar 5, 2026
Les actifs de la zone euro restent sensibles à un choc énergétique lié à la guerre en Iran, alors même que les prix du pétrole montent. Des responsables de la BCE ont signalé qu’ils veulent prendre leur temps sur les taux d’intérêt (le prix de l’argent décidé par la banque centrale), malgré des coûts d’énergie plus élevés. Bob Savage, responsable de la stratégie macro des marchés chez BNY, a déclaré que des problèmes d’approvisionnement en énergie pourraient pousser les États à dépenser davantage (impulsion budgétaire : hausse des dépenses publiques ou baisse d’impôts qui soutient l’économie). Selon lui, cela pourrait compliquer le travail des banques centrales pour garder stables les anticipations d’inflation (ce que ménages et entreprises pensent que les prix feront), surtout si la pression pour assouplir la politique monétaire augmente (assouplir : baisser les taux ou soutenir l’économie) pendant que les conditions financières se durcissent (crédit plus cher ou plus difficile), à cause des mouvements du dollar et des changements de spreads (écarts de taux entre actifs, par exemple entre obligations d’État et obligations plus risquées).

La BCE signale qu’elle veut prendre son temps face au choc énergétique

La communication de la BCE sur le conflit iranien a renforcé les inquiétudes sur les marchés obligataires de l’UE, avec un focus sur la France. Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a dit qu’il n’y a pas, à ce stade, de raison de relever les taux d’intérêt en réponse à la hausse du pétrole, et que les décideurs réévalueront la situation lors de leur prochaine réunion dans deux semaines. Villeroy de Galhau a rappelé que les banques centrales ignorent souvent les chocs énergétiques ponctuels (ponctuel : temporaire). Il a dit que la situation actuelle n’est pas comparable à la flambée d’inflation de 2022 après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Il a ajouté que le conflit est un choc négatif pour l’économie européenne. Le vice-président de la BCE, Luis de Guindos, a déclaré qu’une « approche différente » est désormais nécessaire pour la politique (politique monétaire : actions de la banque centrale sur les taux et la liquidité).

Conséquences de positionnement sur les taux et le change

Cette prudence affichée en 2025 paraît cohérente avec les données actuelles. Le pétrole Brent (référence mondiale pour le prix du pétrole) se négocie autour de 82 $ le baril, bien en dessous des sommets observés pendant ce conflit et nettement sous les pics de 120 $ de 2022. Cette hausse plus limitée des prix de l’énergie enlève une raison majeure de relever les taux en urgence et soutient la décision de la BCE d’attendre. De plus, les derniers chiffres d’inflation en zone euro sont ressortis à 2,6 % en février, poursuivant une baisse régulière vers l’objectif de 2 %. Cela indique que les pressions de fond sur les prix diminuent, ce qui suggère que le choc énergétique de 2025 n’a pas installé durablement des anticipations d’inflation plus élevées. Cette désinflation (ralentissement de l’inflation) donne à la banque centrale plus de marge de manœuvre. Dans ce contexte, il faut se préparer à ce que la BCE commence à assouplir sa politique plus tard cette année. Les marchés de taux intègrent déjà environ 90 points de base de baisses pour 2026 (point de base : 0,01 %). Nous utilisons donc des swaps de taux d’intérêt (contrats où deux parties échangent un taux fixe contre un taux variable) pour recevoir le taux fixe, en pariant que les taux variables vont baisser. Cette stratégie profite directement d’un virage vers une politique monétaire plus souple (dovish : plus favorable à des taux bas). L’écart de politique avec une Réserve fédérale américaine (Fed) encore prudente suggère une pression continue sur l’euro. Nous augmentons donc des positions vendeuses sur EUR/USD via des options (contrats donnant le droit, pas l’obligation, d’acheter ou vendre à un prix donné), en visant un passage sous 1,08 dans les prochaines semaines. Une BCE moins ferme que la Fed rend un euro plus faible plus probable. Cependant, les inquiétudes budgétaires dans des pays comme la France (budget public : dépenses et recettes de l’État), mises en avant lors des tensions de l’an dernier, n’ont pas disparu. Pour se protéger contre un élargissement soudain des spreads des obligations souveraines (obligations d’État ; spread : écart de taux) ou un regain de stress de marché, nous achetons des options d’achat sur le VSTOXX (indice de volatilité : mesure des variations attendues sur les actions de la zone euro). C’est un moyen peu coûteux de se couvrir contre une hausse inattendue de la volatilité (variations rapides des prix) des actions européennes.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

see more

Back To Top
server

Bonjour 👋

Comment puis-je vous aider ?

Discutez immédiatement avec notre équipe

Chat en direct

Démarrez une conversation en direct via...

  • Telegram
    hold En attente
  • Bientôt disponible...

Bonjour 👋

Comment puis-je vous aider ?

Telegram

Scannez le code QR avec votre smartphone pour démarrer un chat avec nous, ou cliquez ici.

Vous n’avez pas l’application ou la version de bureau de Telegram installée ? Utilisez plutôt Telegram Web .

QR code
?>