Choc énergétique et inflation durable
Ils affirment que le choc énergétique de 2022 reste important pour la Banque d’Angleterre lorsqu’elle juge combien de temps l’inflation peut durer. Ils avertissent que des prix de l’énergie plus élevés pourraient influencer l’inflation l’an prochain via des « effets de second tour » (conséquences indirectes : les entreprises et les salariés réagissent, ce qui entretient la hausse des prix), notamment des attentes d’inflation durables (anticipations : ce que les ménages et entreprises croient à propos de l’inflation future) et des hausses de salaires plus fortes (accords salariaux : décisions de hausse de salaires négociées). Ils estiment qu’environ la moitié du panier de l’indice des prix à la consommation (CPI : indice qui mesure l’évolution des prix payés par les ménages) au Royaume-Uni réagit fortement aux prix de l’énergie. Ils précisent que cela ne concerne pas seulement les carburants, mais aussi des postes comme l’alimentation et les services, et que les services consomment en moyenne plus d’énergie que les biens « de base » (biens hors énergie et alimentation : une mesure qui exclut des prix souvent très variables). Ils citent les tarifs de transport, les restaurants et l’hébergement parmi les services très sensibles aux prix de l’énergie. Ils concluent que cela peut influencer la vitesse et l’ampleur des baisses de taux de la Banque d’Angleterre (baisses de taux : réduction du taux directeur, le principal taux d’intérêt fixé par la banque centrale). Les tensions géopolitiques s’intensifient, ajoutant une forte incertitude sur l’inflation au Royaume-Uni. Le Brent (pétrole de référence international) est monté près de 98 $ le baril cette semaine après de nouvelles perturbations dans le détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour le pétrole), et les contrats à terme sur le gaz naturel au Royaume-Uni (prix fixés aujourd’hui pour acheter plus tard) ont aussi augmenté. Cette hausse rapide des coûts de l’énergie inquiète immédiatement les marchés.Positionnement du marché et conséquences sur les actifs
Ce pic de l’énergie menace la trajectoire de désinflation observée pendant une grande partie de 2025. La dernière mesure du CPI pour février 2026 montrait déjà une inflation bloquée à 3,1 %, et ces prix plus élevés de l’énergie vont vite se répercuter sur les consommateurs à la pompe. Cela met en danger l’idée que le Royaume-Uni mènerait la baisse de l’inflation parmi les pays du G7 (groupe de grandes économies). Pour la Banque d’Angleterre, le souvenir de la crise énergétique de 2022 pèsera, renforçant la crainte d’une inflation qui dure. Cela rend le comité de politique monétaire (Monetary Policy Committee : groupe qui décide des taux) moins enclin à commencer les baisses de taux que les marchés attendaient pour le deuxième trimestre. Le risque d’effets indirects, comme des demandes de salaires plus élevées, les rendra très prudents. Dans ce contexte, il faut revoir les positions sur les taux d’intérêt, car le marché des swaps (contrats d’échange de taux : accord pour échanger des paiements d’intérêts) intègre probablement trop de baisses de taux cette année. Aller contre le prix actuel sur les contrats à terme Short Sterling ou SONIA (contrats à terme : instruments qui fixent un prix futur ; SONIA : taux d’intérêt au jour le jour au Royaume-Uni) peut être une approche prudente, en anticipant que la Banque d’Angleterre gardera des taux élevés plus longtemps. Cette révision des prix peut provoquer un mouvement important des rendements à court terme (rendements : taux d’intérêt des obligations). Ce durcissement (position « hawkish » : priorité à la lutte contre l’inflation, donc tendance à des taux plus élevés) a aussi des effets sur les devises et les actions. Une Banque d’Angleterre plus hésitante à baisser les taux peut soutenir la livre sterling, rendant intéressantes des options d’achat sur GBP/USD (option d’achat : droit d’acheter à un prix fixé ; GBP/USD : taux de change livre/dollar). À l’inverse, des coûts de l’énergie et d’emprunt plus élevés réduisent les marges des entreprises tournées vers le marché intérieur, ce qui suggère des options de vente sur l’indice FTSE 250 (option de vente : droit de vendre à un prix fixé ; FTSE 250 : indice d’actions britanniques de sociétés de taille moyenne) comme couverture (hedge : protection contre une perte). Dans l’ensemble, l’incertitude implique une hausse probable de la volatilité (volatilité : ampleur des variations de prix) sur les actifs britanniques. Il faut envisager des stratégies qui profitent de mouvements de prix plus grands, quel que soit le sens. Acheter des straddles (stratégie d’options : acheter une option d’achat et une option de vente au même prix d’exercice) sur les grands indices britanniques ou des paires de devises peut être une façon efficace de se positionner pour les prochaines semaines agitées.
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