Données canadiennes et perspectives de la banque centrale
Le PIB (produit intérieur brut, mesure de la production de l’économie) du Canada au T4 (quatrième trimestre) s’est contracté de 0,6 %, le plus mauvais résultat depuis 2020, même si l’indice PMI manufacturier (indice basé sur des enquêtes auprès des entreprises; au-dessus de 50 = expansion) de février est monté à un plus haut de 13 mois à 51. La Banque du Canada a maintenu son taux directeur (taux d’intérêt de référence) à 2,25 % en janvier après neuf baisses depuis juin 2024, contre 5 %, avec la prochaine décision prévue le 18 mars. Sur le graphique journalier, USD/CAD s’échangeait près de 1,3661, sous l’EMA 50 jours (moyenne mobile exponentielle, un indicateur qui lisse les prix en donnant plus de poids aux données récentes) autour de 1,3700 et sous l’EMA 200 jours près de 1,3800. La résistance (zone où le prix a du mal à monter) se situe près de 1,3715 et 1,3790–1,3800, tandis que le support (zone où le prix a du mal à baisser) se trouve à 1,3640, 1,3558 et 1,3490. Sur le graphique hebdomadaire, la résistance est à 1,3730, 1,3915 et 1,4000, avec un support à 1,3615, 1,3550 et 1,3450. L’EMA 200 semaines est près de 1,3600. La situation actuelle ressemble à un bras de fer pour le dollar canadien, ce qui rend les paris directionnels risqués dans les prochaines semaines. Nous voyons une forte demande de valeur refuge (actif jugé plus sûr en période d’incertitude) pour le dollar américain, soutenue par des données solides comme le PMI des services américain (indice d’activité dans les services; au-dessus de 50 = expansion) à 53,1 en février. Cependant, la fermeture du détroit d’Ormuz soutient les prix du pétrole, ce qui profite directement au « Loonie » (surnom du dollar canadien).Stratégies d’options avant la décision de mars
Compte tenu de ces signaux opposés, nous можем envisager des stratégies qui gagnent si le prix bouge fortement, peu importe le sens. Acheter un straddle (achat d’un call et d’un put au même prix d’exercice) ou un strangle (achat d’un call et d’un put à des prix d’exercice différents) autour du niveau actuel de 1,3700 peut être efficace avant la décision de la Banque du Canada du 18 mars. La volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, intégrée dans le prix des options) des options USD/CAD devrait augmenter à l’approche de cette date. Nous devons garder en tête la faiblesse de l’économie canadienne, montrée par la contraction de 0,6 % du PIB au dernier trimestre de 2025. Cela a suivi une période en 2024 où l’économie a à peine progressé, avec un PIB annuel de seulement 1,1 %. Les fortes baisses de taux de la Banque du Canada, de 5 % à 2,25 % fin 2024 et en 2025, soulignent ces inquiétudes. D’un point de vue technique, la paire est très serrée, avec une forte pression vendeuse près de la moyenne mobile 50 jours autour de 1,3715. Toute opération devrait utiliser le support clé à 1,3640 et cette résistance comme repères pour choisir les prix d’exercice (niveau de prix auquel l’option peut être exercée) des options. Une cassure nette (franchissement clair) de l’un ou l’autre niveau pourrait déclencher un mouvement plus durable. Sinon, si nous pensons que les tensions géopolitiques vont baisser et que la Banque du Canada va laisser son taux inchangé comme prévu, la paire peut rester en range (évoluer entre deux bornes). Cela est cohérent avec des périodes passées de volatilité en baisse (moment où les variations de prix deviennent plus faibles) observées après de grands chocs pétroliers au printemps 2025. Vendre un iron condor (stratégie avec quatre options, conçue pour gagner si le prix reste dans une zone) avec des prix d’exercice bien au-dessus de 1,3800 et en dessous de 1,3550 peut être une stratégie valable pour encaisser la prime (prix reçu lors de la vente d’une option) liée à cette hésitation du marché.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets