Trajectoire attendue des taux de la BCE
Ils s’attendent à ce que la BCE laisse les taux d’intérêt (le coût de l’argent fixé par la banque centrale) inchangés en 2026 et 2027. Selon eux, des hausses de taux n’interviendraient qu’en 2028 pour maintenir l’inflation HICP proche de la cible en 2028. Ils identifient le conflit États-Unis/Israël avec l’Iran comme un risque à court terme via son effet sur les prix du pétrole et du gaz, ce qui pourrait faire monter l’inflation et avancer les hausses de taux. Ils ajoutent que la durée des mouvements de prix de l’énergie déterminera ce qui se transmet à l’inflation HICP, et notent que les marchés de l’inflation dans la zone euro ont en partie effacé leurs mouvements. Nous pensons que la Banque centrale européenne ne réagira pas au récent pic des prix de l’énergie causé par les tensions géopolitiques. La BCE reste surtout concentrée sur sa prévision d’inflation à long terme qui, dans ses projections de décembre 2025, montrait une inflation sous la cible fin 2026 et en 2027. La dernière estimation rapide d’Eurostat (publication précoce basée sur des données partielles) pour février 2026 a montré une baisse de l’inflation sous-jacente (inflation hors énergie et aliments, donc plus stable) à 2,7 %, ce qui laisse aux décideurs une marge pour attendre.Volatilité et positionnement de marché
La volatilité implicite (volatilité déduite des prix des options, donc l’attente du marché sur les variations futures), surtout sur les marchés actions et obligations de la zone euro, a probablement trop augmenté après les nouvelles sur le conflit. Le Brent (référence de prix du pétrole) ayant reculé de son pic de fin février 2026 au-dessus de 95 $ le baril à environ 88 $, vendre de la volatilité via des instruments comme des options sur l’Euro Stoxx 50 (option = contrat donnant un droit d’acheter ou vendre plus tard; Euro Stoxx 50 = indice boursier de grandes entreprises de la zone euro) peut être intéressant. Cette stratégie parie que la BCE gardera une politique stable et calmera les marchés dans les prochaines semaines. Une BCE patiente, tandis que d’autres banques centrales peuvent suivre d’autres trajectoires, peut exercer une légère pression sur l’euro. Donc, des stratégies de dérivés de change (contrats financiers liés aux taux de change, par exemple options ou contrats à terme) qui profitent d’un EUR/USD stable ou un peu plus faible devraient être envisagées. Le risque principal serait une escalade importante et durable du conflit maintenant les prix de l’énergie au-dessus de 100 $ pendant longtemps.
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