Perspectives de la Fed et du Royaume-Uni
Le président de la Fed de Kansas City, Jeffrey Schmid, a déclaré que l’inflation reste trop élevée et a évoqué une croissance solide soutenue par la politique budgétaire (dépenses et impôts décidés par l’État). Au Royaume-Uni, la chancelière de l’Échiquier Rachel Reeves a indiqué que la croissance de 2026 est attendue à 1,1 %, en dessous de la prévision de 1,4 % de l’Office for Budget Responsibility (OBR : organisme public indépendant qui produit des prévisions pour les finances publiques). Les attentes de baisse des taux (réduction du taux directeur, le principal taux fixé par une banque centrale) pour la Banque d’Angleterre ont changé : les marchés sont passés d’environ 75 % de probabilité vendredi dernier à 28 %. Sur le plan technique (analyse basée sur les graphiques de prix), le support (zone de prix où la baisse peut ralentir) se situe près de 1,3290, puis 1,3200 et 1,3100, tandis que la résistance (zone où la hausse peut bloquer) se trouve autour de 1,3400, 1,3498 et 1,3550, avec 1,37 au-dessus. La montée du conflit au Moyen-Orient crée une fuite vers la sécurité (les investisseurs se replient vers ce qu’ils jugent moins risqué), ce qui renforce le dollar américain face aux autres monnaies. Cette forte aversion au risque (refus de prendre des risques) alimente aussi les craintes d’inflation liées aux matières premières, car les contrats à terme (futures : contrats pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) sur le Brent (référence du pétrole) ont bondi de plus de 4 % pour dépasser 90 $ le baril lors des dernières séances. Pour l’instant, cette tension géopolitique domine le marché. Dans ce contexte, nous sommes négatifs sur GBP/USD, qui est passé sous le niveau clé de 1,3300. Nous envisageons d’acheter des options de vente (put : contrat qui gagne de la valeur si le prix baisse) pour profiter d’une baisse tout en limitant la perte maximale dans ce marché instable. La cassure de la ligne de tendance de long terme (ligne sur un graphique qui montre la direction générale du prix) indique qu’une baisse vers 1,3200 est probable dans les prochains jours.Volatilité des options et stratégie
Il faut noter que la volatilité implicite (niveau de variation attendu par le marché, intégré dans le prix des options) a fortement augmenté, rendant les options plus chères qu’il y a un mois. La volatilité implicite à un mois sur GBP/USD a dépassé 9,5 %, un niveau pas vu depuis les troubles de marché de 2025. Cela signifie que les puts protègent, mais coûtent plus cher (prime : prix payé pour l’option) et exigent un mouvement important pour être rentable. La baisse de la probabilité d’une réduction des taux de la Banque d’Angleterre, désormais à 28 %, est ignorée par le marché. Une banque centrale plus stricte (hawkish : plus encline à maintenir des taux élevés pour freiner l’inflation) soutient souvent la livre, mais le rôle du dollar comme valeur refuge (monnaie recherchée en période de stress) pèse davantage. Avec l’inflation britannique de fin 2025 toujours élevée à 3,9 %, un retour à des conditions normales pourrait remettre en avant cette différence de politique monétaire. Nous avons déjà vu ce scénario lors des épisodes de forte baisse du risque au début de 2020, quand l’indice du dollar (DXY) avait fortement monté. La poussée actuelle du DXY vers 100,00 suggère que le mouvement peut continuer si les tensions ne baissent pas rapidement. Donc, vendre des options d’achat (call : option qui gagne de la valeur si le prix monte) ou mettre en place des « spreads » de calls (stratégie combinant l’achat et la vente de calls pour limiter le risque et le coût) sur GBP/USD autour de la zone de résistance 1,3450–1,3500 pourrait être une approche prudente pour limiter une hausse possible.
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