Perspectives budgétaires et marge de manœuvre
La dette nette du secteur public (dette totale de l’État moins certains actifs financiers) devrait être d’environ 22 milliards de livres sterling plus faible par an sur l’horizon de prévision de cinq ans de l’Office for Budget Responsibility (OBR, organisme public indépendant qui produit les prévisions budgétaires du Royaume-Uni). La marge de manœuvre budgétaire (la « réserve » avant de dépasser une règle) sur la règle principale est estimée à 23,6 milliards de livres sterling en 2029/30, et la marge sur la règle secondaire à un peu plus de 27 milliards. Deutsche Bank a indiqué que les conditions de marché actuelles pourraient réduire cette marge d’environ 5 milliards de livres sterling, avec une inflation plus élevée (hausse générale des prix) et des dépenses plus faibles qui influencent les prévisions à court terme. Elle a aussi indiqué que la demande de soutien face aux prix de l’énergie (aides publiques pour réduire les factures) et une hausse des dépenses de défense pourraient accroître la pression sur les plans de dépenses avant le Budget d’automne. L’absence de grands changements de politique dans la Déclaration de printemps signifie que la volatilité (variations rapides des prix) immédiate du marché devrait rester limitée. Nous avons vu la volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, déduite du prix des options) des options sur le FTSE 100 (principal indice boursier du Royaume-Uni) baisser à des niveaux rappelant les périodes plus calmes de 2024, ce qui reflète cette stabilité attendue. Pour les prochaines semaines, cela suggère un contexte de prix contenus dans une fourchette pour les actifs britanniques (actions, obligations, devise). Cependant, en toile de fond, les pressions budgétaires augmentent clairement en vue du Budget d’automne. Nous savons que les appels à atteindre l’objectif de dépenses de défense de 2,5 % du PIB (produit intérieur brut, la taille de l’économie) se multiplient, ce qui ajouterait des milliards aux dépenses. Cette incertitude à venir n’est pas encore pleinement intégrée dans les prix actuels des produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent).Taux d’inflation et volatilité des marchés
Nous devrions surveiller de près l’inflation qui, après avoir ralenti, est restée durablement au-dessus de 3 % depuis fin 2025. Le rendement (taux d’intérêt) des gilts à 10 ans (obligations d’État britanniques) se maintient au-dessus de 4 %, signe que le marché obligataire intègre déjà une future tension budgétaire et une inflation persistante. Cet environnement complique d’éventuelles baisses de taux de la Banque d’Angleterre (réductions du taux directeur, le taux qui influence l’ensemble des taux) et crée des vents contraires pour la livre sterling (GBP, la devise). Cela crée une opportunité claire de se positionner sur une hausse de la volatilité plus tard dans l’année. Même si vendre des options à courte échéance (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé, avec une expiration proche) sur GBP/USD (taux de change livre/dollar) ou sur le FTSE 100 peut sembler intéressant maintenant, nous pensons qu’il vaut mieux regarder des contrats à plus longue échéance (expiration plus lointaine). Acheter des options qui expirent après le Budget d’automne pourrait être une manière peu coûteuse de se positionner face aux défis budgétaires à venir.
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