En février, l’inflation préliminaire IPCH en zone euro (indice global) accélère à 1,9 %, dépassant les prévisions et la hausse de janvier à 1,7 %.

by VT Markets
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Mar 3, 2026
L’inflation annuelle globale (HICP, **indice harmonisé des prix à la consommation** — un indicateur commun de l’inflation dans l’UE) de la zone euro est montée à **1,9%** en février, au-dessus des prévisions et de **1,7%** en janvier. L’inflation globale mensuelle a été de **0,7%**, après une baisse de **0,6%** en janvier. L’HICP sous-jacent annuel (**inflation “de base”**, qui **exclut** l’alimentation, l’énergie, l’alcool et le tabac — des catégories dont les prix bougent souvent beaucoup) est monté à **2,4%** contre **2,2%**, au-dessus des estimations. L’HICP sous-jacent a progressé de **0,8%** sur un mois (**month-on-month** = variation par rapport au mois précédent).

Réaction de l’euro après la publication de l’inflation

Après la publication, l’euro s’est renforcé face aux monnaies plus risquées, mais a reculé face aux monnaies dites “refuges” (actifs jugés plus sûrs en période d’incertitude). L’EUR/USD était en baisse de **0,7%** près de **1,1600**. Les estimations précédentes indiquaient **1,7%** sur un an pour l’HICP global et **2,2%** pour l’HICP sous-jacent, avec une publication prévue à **10:00 GMT** (heure de Greenwich). L’HICP global avait diminué depuis **2,1%** sur un an en novembre au cours des deux mois suivants. Avant la publication, l’EUR/USD était en baisse de **0,2%** autour de **1,1667**, sous la **MME 20 jours** (**EMA** = moyenne mobile exponentielle, un indicateur technique qui suit la tendance en donnant plus de poids aux prix récents) près de **1,1788**, avec un **RSI** (indice de force relative, un indicateur qui mesure l’intensité des hausses/baisses) sous **40**. Les niveaux de **support** (zone de prix où la baisse peut ralentir) cités étaient **1,1640** et **1,1600**, avec une **résistance** (zone où la hausse peut bloquer) à **1,1742**, **1,1788** et **1,1820**. Une correction du 3 mars à 10:40 GMT a indiqué que l’inflation de février sur un mois était de **0,7%**, et non **1,7%**.

Conséquences pour le trading et la politique

L’inflation de février en zone euro a été plus forte que prévu, avec **1,9%** en global et **2,4%** en sous-jacent. Cela remet en cause l’idée d’un ralentissement régulier des hausses de prix. La hausse du sous-jacent, qui écarte les éléments très changeants, est une information importante. Ces chiffres placent la Banque centrale européenne (BCE) dans une position difficile. Elle dit décider selon les données, mais un sous-jacent au-dessus de son objectif de **2%** rend plus difficile une position **accommodante** (“dovish” = politique plus souple, avec des taux plus bas). Il faudra suivre de près ses prochaines communications pour voir si le ton change, car la prochaine décision est moins évidente. Le contexte de marché montre une économie en difficulté, ce qui complique le sujet de l’inflation. Les dernières statistiques indiquent que l’indice **PMI manufacturier** HCOB de la zone euro (un sondage auprès des entreprises: au-dessus de 50 = expansion, en dessous de 50 = contraction) est à **46,5** en février, donc en contraction. Cette combinaison d’inflation persistante et d’activité industrielle faible suggère une **stagflation** (inflation élevée + croissance faible), ce qui rend les choix de politique économique plus difficiles. Pour les traders de **produits dérivés** (contrats dont la valeur dépend d’un actif comme une devise ou un taux), cette incertitude peut faire monter la **volatilité implicite** (volatilité “anticipée” intégrée dans le prix des options) sur les actifs liés à l’euro. On peut envisager des stratégies profitant de grands mouvements de prix, comme un **straddle acheteur** sur l’EUR/USD (acheter une option d’achat et une option de vente au même prix d’exercice, pour gagner si le prix bouge fortement dans un sens ou dans l’autre). Le conflit entre inflation plus forte et croissance faible rend une sortie du range actuel plus probable. Ce rapport d’inflation influencera directement les attentes sur les taux. Il faut suivre les **forwards €STR** (contrats qui reflètent les attentes du marché sur le taux à court terme en euros) car le marché pourrait réduire la probabilité de baisses de taux de la BCE prévues pour la seconde moitié de l’année. Cela peut amener à ajuster des positions sur **swaps de taux** (contrats d’échange de paiements d’intérêts, souvent entre taux fixe et taux variable) pour refléter une BCE potentiellement plus **restrictive** (“hawkish” = politique plus dure, avec des taux plus hauts). Sur les **options de change** (options sur une paire de devises), la trajectoire de l’euro est moins claire. On peut utiliser des **spreads d’options** (combiner plusieurs options pour limiter le risque) ; par exemple, acheter un **call spread** EUR/USD (acheter une option d’achat et vendre une autre option d’achat plus haute) permet de viser un rebond limité si la BCE laisse entendre un durcissement. À l’inverse, si le scénario de croissance faible domine, des **put spreads** (équivalent avec options de vente) peuvent viser une cassure du support **1,1640**.

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