Conséquences pour la trajectoire de la BCE
La BCE va très probablement abandonner son ton accommodant (politique « souple » favorisant des taux bas), car +1,7 % sur un mois, mis en rythme annuel (projection sur 12 mois), donne un niveau très élevé. Il faut s’attendre à ce que toute discussion sur de nouvelles baisses de taux disparaisse, et les marchés commencent à intégrer la possibilité d’une hausse de taux d’ici l’été. Les positions sur produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un prix de marché) devraient donc être orientées vers des taux courts plus élevés, par exemple en vendant des contrats à terme Euribor (contrats qui reflètent les anticipations de taux d’intérêt à court terme en zone euro). Ce choc d’inflation semble venir d’une récente hausse des coûts de l’énergie. Les contrats à terme sur le gaz naturel néerlandais TTF (prix de référence du gaz en Europe) ont bondi d’environ 18 % en février 2026, sur fond de nouvelles inquiétudes sur l’approvisionnement. Cela rappelle les fortes variations de prix de l’hiver 2022, et montre à quel point l’inflation globale (inflation « totale », incluant l’énergie et l’alimentation) dépend des prix de l’énergie. En conséquence, on s’attend à un renforcement de l’euro face à d’autres grandes monnaies comme le dollar américain. À mesure que les attentes de hausse de taux augmentent pour la BCE tandis que la Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis) reste stable, l’écart de taux (différence entre les taux attendus des deux zones) deviendra favorable à l’euro. On peut envisager d’acheter des options d’achat EUR/USD (contrats donnant le droit d’acheter l’euro contre le dollar à un prix fixé) pour profiter d’un possible mouvement vers la zone 1,12–1,14 dans les prochaines semaines. Pour les marchés actions, c’est une mauvaise nouvelle, car des coûts d’emprunt plus élevés risquent de réduire les marges des entreprises (leur niveau de profit). Les indices européens, comme l’Euro Stoxx 50, deviennent plus exposés à une baisse après un bon début d’année. Acheter des options de vente sur l’indice (contrats profitant d’une baisse) est une manière raisonnable de se protéger ou de viser un recul à court terme.Se positionner pour une volatilité plus élevée
L’incertitude a fortement augmenté, ce qui signifie que la volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, déduite du prix des options) devrait monter sur plusieurs marchés. Ce contexte favorise les stratégies qui gagnent lorsque les prix bougent fortement, dans un sens ou dans l’autre. Il faut envisager d’acheter des options sur le VSTOXX (principal indice de volatilité en Europe), car il évolue actuellement près de niveaux historiquement bas autour de 14.
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