Choc géopolitique et déplacement vers les valeurs refuges
Les États-Unis et Israël ont frappé des milliers de cibles en Iran dans le cadre d’une campagne conjointe après la mort du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré que les États-Unis se préparent à une forte hausse des attaques en Iran au cours des prochaines 24 heures. Un commandant des Gardiens de la révolution (force militaire d’élite iranienne) a déclaré que le détroit d’Ormuz est fermé et que l’Iran tirera sur tout navire qui tenterait de passer. Cette escalade a soutenu le dollar et a fait pression à la baisse sur l’EUR/USD. Les prix de marché suggèrent que la Banque centrale européenne (BCE) laissera les taux d’intérêt (le coût de l’argent fixé par la banque centrale) inchangés au moins jusqu’à mi-2026. La hausse des prix du pétrole a aussi poussé des responsables à noter que les taux pourraient devoir monter ou baisser si l’incertitude continue. Nous voyons le dollar se renforcer nettement, car le risque géopolitique pousse les capitaux vers les valeurs refuges. Cela fait passer l’EUR/USD sous le niveau de support 1,1700 (zone de prix où la baisse s’arrête souvent, car des acheteurs apparaissent), ce qui indique une faiblesse possible. Dans les prochaines semaines, les traders peuvent envisager d’acheter des options de vente (put, un contrat qui gagne en valeur si le prix baisse) sur l’EUR/USD ou de vendre des options d’achat (call) très éloignées du prix actuel, en « spread » (stratégie combinant plusieurs options pour limiter le risque), afin de profiter de cette baisse. La fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 30% du pétrole mondial transporté par mer, est un choc inflationniste majeur pour la zone euro. L’an dernier, début 2025, une perturbation d’offre bien plus faible a fait monter le Brent (pétrole de référence) de 15% en une semaine et a affaibli l’euro. Cela rend des positions longues sur des contrats à terme de pétrole (futures, contrats pour acheter ou vendre plus tard à un prix fixé) ou des options d’achat (call) sur des ETF énergie (fonds cotés en bourse qui répliquent un marché), comme l’USO, une couverture logique contre le risque de stagflation (inflation élevée avec faible croissance) en Europe.Changement de régime de volatilité et contraintes de politique monétaire
Ce type de crise fait exploser la volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, déduite des prix des options). Il est probable que la volatilité à un mois sur l’EUR/USD soit passée d’environ 6% à plus de 12% en quelques jours. Vendre des options dans cet environnement est très risqué à cause de mouvements brusques et difficiles à prévoir. Acheter de la volatilité via des stratégies comme le straddle long (acheter un call et un put au même prix d’exercice, pour gagner si le marché bouge fortement dans un sens ou dans l’autre) peut être rentable, car un grand titre d’actualité peut faire bouger le marché violemment. La BCE est maintenant dans une position difficile, entre freiner l’inflation liée à l’énergie et éviter une récession (baisse durable de l’activité). Cette hésitation de politique monétaire, déjà visible lors des débats sur l’inflation en 2025, ajoute de l’incertitude et pèse sur l’euro. Tout signe d’hésitation de la BCE sera probablement vu comme négatif pour la monnaie.
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