Choc géopolitique : la demande de dollars augmente
CNN a rapporté que le président américain Donald Trump a déclaré qu’« une grande vague reste à venir » dans la guerre avec l’Iran. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a dit que les États-Unis « n’écartent aucune option » et que « nous nous battons pour gagner ». Le conflit a accru les inquiétudes sur l’approvisionnement en pétrole via le détroit d’Ormuz (passage maritime crucial pour le transport du pétrole), ce qui pourrait faire monter les prix de l’énergie et augmenter la pression sur l’inflation (hausse générale des prix). Cela peut influencer les plans des banques centrales (institutions qui fixent les taux d’intérêt). Le responsable de la BCE (Banque centrale européenne) Martin Kocher a déclaré que les taux devraient pouvoir aller « dans un sens comme dans l’autre » si l’incertitude augmente. Pierre Wunsch, de la BCE, a indiqué que la politique pourrait être réexaminée si les prix du pétrole restent élevés. L’indice du dollar américain (Dollar Index : mesure de la valeur du dollar face à un panier de grandes devises) était autour de 98,64, au plus haut depuis le 22 janvier. L’indice ISM manufacturier (enquête sur l’activité des usines aux États-Unis) était à 52,4 en février contre 52,6 en janvier ; l’indice des prix payés (mesure de la hausse des coûts des entreprises) était à 70,5 contre 59,0, et l’indice PMI manufacturier HCOB de la zone euro (enquête sur l’activité industrielle) était à 50,8 en février, inchangé. Compte tenu de la forte hausse des tensions États-Unis–Iran, nous pensons que EUR/USD a plus de chances de baisser à court terme. Les traders (opérateurs de marché) peuvent envisager d’acheter des options de vente (contrats qui gagnent en valeur si le prix baisse) sur EUR/USD, par exemple avec des prix d’exercice (niveau de prix visé par l’option) autour de 1,1600 ou 1,1550, pour profiter d’une nouvelle baisse. La volatilité implicite (estimation, par le prix des options, des variations futures) a fortement augmenté, ce qui rend les options plus chères, mais le mouvement en faveur du dollar “valeur refuge” (actif recherché en période de stress) paraît solide.Choc pétrolier : inflation et effets sur la politique monétaire
La conséquence la plus directe de ce conflit est la menace sur l’offre de pétrole, ce qui augmente nettement le risque d’inflation dans le monde. Le Brent (référence internationale du prix du pétrole) a bondi de plus de 15% en deux jours, un mouvement similaire aux chocs d’offre du début 2025, когда les prix ont brièvement touché 105 $ le baril. Des positions acheteuses sur les contrats à terme (contrats pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) sur le pétrole, ou l’achat d’options d’achat (contrats qui gagnent en valeur si le prix monte) sur des ETF énergie (fonds cotés en bourse qui répliquent un secteur) sont des approches possibles pour se protéger ou profiter d’une hausse durable des coûts de l’énergie. Cette situation renforce l’argument pour une Fed plus stricte (Réserve fédérale : banque centrale des États-Unis ; “stricte” = tendance à garder des taux élevés pour freiner l’inflation), déjà préoccupée par une inflation persistante. Avec l’indice des prix payés dans l’industrie américaine à 70,5 et une inflation sous-jacente (inflation hors éléments très variables comme l’énergie et l’alimentation) à 3,1% à la fin de 2025, la Fed n’a pas de raison d’envisager une baisse des taux. La BCE, en revanche, doit choisir entre lutter contre une inflation tirée par le pétrole et soutenir une économie de la zone euro plus faible. Cette différence croissante entre les perspectives des banques centrales rend les produits dérivés de taux (contrats financiers liés aux taux d’intérêt) particulièrement actifs. Nous voyons des traders réduire rapidement leurs paris sur des baisses de taux de la Fed via les contrats à terme SOFR (contrats basés sur un taux de référence américain), le marché intégrant désormais des taux élevés jusqu’à la fin de l’année. L’incertitude sur la réponse de la BCE pourrait créer de fortes variations des marchés de taux en Europe. La demande pour le risque a reculé, ce qui plaide pour une approche prudente sur les actions. Nous anticipons une pression persistante sur les grands indices boursiers tant que le risque géopolitique reste élevé. Acheter des options de vente sur des références comme le S&P 500 peut servir de protection, alors que le VIX (indice qui mesure la peur sur le marché) a déjà dépassé 24 pour la première fois cette année.
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