L’aversion au risque soutient le dollar
Au moment de la rédaction, GBP/USD s’échangeait près de 1,3400. Le conflit au Moyen-Orient provoque une recherche claire de sécurité, ce qui profite au dollar américain. La baisse de GBP/USD vers 1,3400 reflète ce climat prudent. Cette pression devrait durer tant que les tensions géopolitiques (tensions entre pays) resteront élevées. Nous avons vu l’indice du dollar américain (DXY, un indicateur qui mesure la force du dollar face à un panier de grandes monnaies) passer au-dessus de 106,00 durant les deux dernières semaines de février, ce qui confirme une demande générale pour le dollar. Ce n’est pas seulement une faiblesse de la livre sterling (la monnaie du Royaume-Uni) : c’est un déplacement mondial vers des actifs américains jugés plus sûrs. Cette tendance suggère que vendre GBP/USD est devenu une opération très partagée, mais cohérente. Pour les traders de produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici le taux de change), cela signifie que la volatilité implicite (estimation par le marché des variations futures) augmente : la mesure sur un mois pour GBP/USD a récemment bondi de 8 % à près de 12 %. Cela rend l’achat d’options (contrats donnant le droit d’acheter ou vendre à un prix fixé) plus coûteux, et indique aussi que le marché s’attend à de fortes variations de prix. Il faut intégrer ces coûts plus élevés dans toute nouvelle position.Stratégie sur produits dérivés et volatilité
La situation est aggravée par le contexte intérieur au Royaume-Uni : le dernier rapport sur l’inflation (hausse des prix) de janvier est ressorti à 2,5 %, légèrement au-dessus des attentes. Cela place la Banque d’Angleterre (banque centrale du Royaume-Uni) dans une position difficile, car elle ne peut pas facilement soutenir l’économie sans alimenter la hausse des prix. Cette fragilité rend la livre plus exposée face à un dollar fort. On voit aussi l’impact du conflit sur les matières premières (ressources de base comme le pétrole), avec le Brent (référence mondiale du prix du pétrole) grimpant à près de 98 $ le baril. Cette hausse rapide du pétrole nourrit les craintes d’inflation mondiale et pénalise souvent davantage les pays qui importent de l’énergie, comme le Royaume-Uni, que les États-Unis. Cela renforce l’avantage du dollar sur la livre. Dans ce contexte, acheter des options de vente (put : option qui gagne en valeur si le prix baisse) pour se protéger d’une baisse sous 1,3400, ou mettre en place des « spreads » de puts (combinaison de deux options de vente pour réduire le coût), doit être envisagé sérieusement.
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